Royaume-Uni : un début de mandat amer pour le Premier ministre Keir Starmer

Au Royaume-Uni, ce week-end marque les 100 premiers jours du mandat de Keir Starmer et du retour des travaillistes au pouvoir. Un début de mandat morose pour le Premier ministre britannique. Pris entre différents scandales et la mise en place de réformes impopulaires, la cote de popularité de Starmer s’est effondrée ces dernières semaines.

Son élection, le 5 juillet dernier, avait suscité l’espoir. Après quatorze ans de gouvernance conservatrice, Keir Starmer devait incarner le changement. Les travaillistes avaient promis d’écrire une nouvelle page, de relever le Royaume-Uni de la crise qu’il traverse, mais surtout de réconcilier les Britanniques. Pourtant, le vent a rapidement tourné.

Cet été, tout a commencé sur les chapeaux de roue avec les pires émeutes que le pays a connues en dix ans. Ensuite, la très impopulaire réforme de la fin de l’universalité de l’allocation chauffage pour les retraités et plusieurs scandales ont ébranlé le gouvernement. À commencer par la révélation des milliers d’euros de cadeaux reçus par le Premier Ministre et son épouse. Puis, vient la démission, il y a moins d’une semaine, de Sue Gray, la cheffe de cabinet de Keir Starmer, sur fond de tensions avec les ministres, qui a fini d’entacher la réputation du nouveau gouvernement.

La moitié des électeurs travaillistes est déçue

« Si lui n’arrive pas à contrôler Downing Street, comment peut-il gouverner le pays ? », s’interrogent aujourd’hui certains journaux britanniques. Cent jours après leur arrivée à Downing Street, les travaillistes ont clairement déçu. Un sondage réalisé ce week-end révèle que près de la moitié des électeurs travaillistes expriment leur déception, tandis que six sur dix désapprouvent le bilan du gouvernement jusqu’à présent. Le Premier ministre connaît une chute de 44 points depuis son sommet post-électoral.

Si certains au Royaume-Uni se rappellent que le début de mandat de Tony Blair en 1997 avait également été difficile, il convient de noter qu’à l’époque, les travaillistes bénéficiaient d’une base électorale beaucoup plus solide et ne redoutaient pas la menace d’un tiers parti. Aujourd’hui, le Labour doit faire face à la montée en popularité du parti d’extrême droite Reform UK. Ce qui est certain, c’est que ces 100 derniers jours sont à oublier pour Keir Starmer.

 

 


RFI / Provinces26rdc.com

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