Le retour des déplacés se poursuit progressivement depuis le début de l’année 2026. Au total, au moins 6 230 personnes, soit 1 247 ménages, ont regagné leur localité d’origine dans l’aire de santé de Vitshumbi, située dans la zone de santé de Kibirizi, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).
Entre avril et septembre 2025, des affrontements violents opposant les rebelles de l’AFC/M23 à d’autres groupes armés de la région ont provoqué le déplacement de nombreuses populations. Celles-ci s’étaient réfugiées le long du lac Édouard, notamment dans les territoires de Lubero et de Rutshuru, ainsi que dans des zones d’accueil situées sur l’axe Kanyabayonga-Kanya, dans le territoire de Lubero, selon des sources sanitaires locales.
Le principal facteur de retour de ces ménages dans leurs régions d’origine demeure la relative stabilisation de la situation sécuritaire.
Toutefois, ces retours exercent une pression accrue sur des ressources de base déjà précaires. Le responsable de l’aire de santé de Vitshumbi souligne l’ampleur des besoins humanitaires, notamment en matière d’assistance alimentaire, d’articles ménagers essentiels, d’accès aux soins de santé et à l’éducation des enfants.
Par ailleurs, plus de 4 700 ménages déplacés ont été enregistrés entre septembre 2025 et janvier 2026, fuyant les violences dans plusieurs localités des territoires de Rutshuru, Walikale et Masisi.
Malgré les interventions de certaines organisations humanitaires, notamment l’ONG ALIMA qui a assuré une assistance sanitaire, ainsi que World Vision et NRC qui ont distribué des kits WASH, ces actions restent insuffisantes au regard de l’ampleur des besoins.
Le cas de Vitshumbi met en lumière la complexité des mouvements de population dans l’est de la RDC. Ces retours nécessitent un soutien continu afin de garantir des conditions de vie dignes et stables pour les populations concernées.
LePotentiel / Provinces26rdc.com
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