Sud-Kivu : après Uvira, les enquêtes sur les massacres de l’AFC/M23 s’étendent à Kalehe, Mwenga et Shabunda

Les enquêtes sur les exactions et les massacres attribués à l’alliance M23/AFC soutenue par le Rwanda franchissent une nouvelle étape dans la province du Sud-Kivu.

Alors que les équipes d’investigation viennent de finaliser leurs travaux dans la ville stratégique d’Uvira, les autorités provinciales annoncent l’extension de ces recherches à d’autres territoires de la province.

Cap sur Kalehe, Mwenga et Shabunda

L’annonce a été faite, sur les ondes de Top Congo Fm, par le gouverneur du Sud-Kivu, JeanJacques Purusi, confirmant le déploiement sur le terrain de la justice militaire. Placées sous la direction de l’auditeur supérieur des FARDC, le colonel Mbuku, les équipes d’enquêteurs se préparent à intensifier leurs opérations de recherche et de documentation dans plusieurs zones cibles.

Parmi les secteurs prioritaires figurent :

• Le territoire de Kalehe : incluant la périphérie du Parc national de Kahuzi-Biega, ainsi que leslocalités de Bulambika et Hombo.
• Le territoire de Mwenga.
• Le territoire de Shabunda.

Bien que des pré-enquêtes soient déjà en cours dans ces zones, la province entend renforcer les moyens d’investigation pour établir un bilan exact des exactions perpétrées pendant les périodes d’occupation et d’affrontements.

Un bilan terrifiant révélé à Uvira

Le passage des enquêteurs dans la ville d’Uvira et ses environs a mis en lumière un bilan humain particulièrement lourd. Selon le gouverneur Jean-Jacques Purusi, les estimations préliminaires recensent jusqu’à 49 fosses communes identifiées dans le secteur d’Uvira.

« Rien que dans trois de ces fosses communes, nous comptabilisons déjà plus de 241 corps », a précisé le chef de l’exécutif provincial.

Le nombre total de victimes découvertes depuis le retrait des rebelles pourrait s’élever à plus de 340 corps, témoignant de nombreux massacres commis durant les 30 jours d’occupation de la ville par l’AFC/M23 et leurs alliés.

Attente des experts légistes et appels à la justice

Pour confirmer l’identité des victimes et l’ampleur exacte des massacres, les autorités provinciales attendent la venue d’une équipe spécialisée de médecins légistes. Ces experts auront pour mission de procéder aux exhumations officielles, d’effectuer les prélèvements d’ADN et de documenter scientifiquement les preuves en vue de poursuites judiciaires.

Face à l’ampleur des découvertes, le gouvernement provincial du Sud-Kivu réitère son appel à la communauté internationale pour que des sanctions fermes soient adoptées à l’encontre de la rébellion et des forces qui la soutiennent.

Les rapports d’enquête en cours d’élaboration par la justice militaire congolaise, appuyée par des missions conjointes de suivi, devront servir de base juridique pour établir la responsabilité pénale des auteurs de ces crimes de guerre.

 


Top Congo FM / Provinces26rdc.com

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