Le dernier ressortissant étranger incarcéré dans l’affaire de la tentative de coup d’État de mai 2024 a été extradé vers le Royaume-Uni mardi 31 mars 2026, à la suite d’une requête introduite par Londres. Yusuf Ezangi avait été condamné à mort, aux côtés d’une quarantaine d’accusés.
Dans la nuit du 19 mai 2024, un commando d’hommes cagoulés s’introduisait dans le palais de la Nation, le bureau du chef de l’État, après avoir pris d’assaut la maison du président de l’Assemblée nationale de l’époque, Vital Kamerhe. Ils étaient initialement six étrangers impliqués dans cette affaire. Trois ressortissants étatsuniens ont été extradés il y a un an déjà, et leur procès devant la justice des États-Unis est attendu au cours de ce mois d’avril.
Dans le même intervalle, la Belgique avait obtenu l’exfiltration de son citoyen, Jean-Jacques Wondo, un Belge d’origine congolaise. C’est dans cette dynamique que s’inscrit également le transfert du Britannique Yusuf Ezangi, lui aussi d’origine congolaise, extrait mardi 31 mars de sa cellule sur décision de la présidence congolaise.
Jusqu’à tard dans la nuit, cet homme, présenté comme le numéro deux du groupe ayant brièvement pris le contrôle du palais présidentiel en mai 2024, a attendu l’arrivée de son avion à l’aéroport international de Ndjili en vue de son départ.
Une opération qui, selon ses avocats, a nécessité près d’une année de tractations. À ce jour, il ne reste plus qu’un ressortissant canadien, d’origine congolaise, détenu à la prison militaire de Ndolo. À Kinshasa, l’ambassade du Canada s’impatiente. « Mais on est avancé dans les démarches », confie une source proche du dossier.
Une ordonnance du président congolais, Félix Tshisekedi, est attendue pour commuer la peine de mort en réclusion à perpétuité avant une éventuelle extradition.
RFI / Provinces26rdc.com
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