La capitale et plusieurs régions de l’Ukraine ont été visées par des frappes russes très tôt samedi matin, faisant 6 morts et des dizaines de blessés, dont 12 à Kiev. Plus de 120 drones et 12 missiles ont été tirés par la Russie, selon Volodymyr Zelensky. L’Ukraine, elle, manque de missiles intercepteurs pour les contrer.
Les premières explosions ont retenti aux premières heures du jour, selon des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) basés à Kiev. La capitale ukrainienne a de nouveau été visée par des frappes de missiles russes qui ont fait douze blessés, samedi 11 juillet, d’après les autorités locales. Quatre morts ont également été recensés à Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, et deux morts dans le port d’Odessa sur la mer Noire.
« Deux bombes aériennes guidées ont frappé une zone pleine de civils, de voitures et de transports publics », a indiqué sur Telegram Oleg Grygorov, le gouverneur militaire de la région de Soumy, qui a précisé que ces frappes ont également fait 17 blessés. Sur une vidéo postée sur Telegram par le maire par intérim, Artem Kobzar, on voit une voiture et un minibus détruits et des impacts dans le sol.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiha, a qualifié ces frappes de « meurtre délibéré de civils » et a appelé les alliés de l’Ukraine à fournir à Kiev les moyens d’intercepter les missiles russes, particulièrement les missiles balistiques, de plus en plus nombreux, plus rapides et complexes à intercepter, pour lesquels elle manque de missiles intercepteurs comme les Patriot américains.
Une frappe de missiles russes a également fait deux morts dans le port d’Odessa sur la mer Noire, dans le sud du pays. les victimes étaient des conducteurs de camions, selon les autorités portuaires ukrainiennes, qui ont précisé qu’un navire battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis avait également été touché, sans qu’il y ait de victimes.
À Kiev, douze personnes ont été blessées, dont « deux enfants de 10 et 11 ans », a indiqué le maire de la capitale, Vitali Klitschko, sur Telegram.

Des habitants marchent dans une rue de la capitale de l’Ukraine, Kiev le 11 juillet 2026, après une attaque de missiles russes. © Genya Savilov, AFP
Deux séries d’explosions ont retenti aux premières heures de la journée, selon des journalistes de l’AFP sur place, plusieurs minutes avant le déclenchement de l’alerte aérienne dans la capitale.
L’un des missiles était « chargé avec des éclats qui ont endommagé des voitures et des maisons. Heureusement, les rues étaient vides à ce moment et personne n’était près des fenêtres », a indiqué Oleksandr Kovtunov, le chef de l’administration du quartier de Darnytsia.
Une vidéo publiée par les services de secours ukrainiens montre des pompiers contournant des cratères et intervenant dans des bâtiments en ruines et fumants. Les frappes ont causé des dégâts dans trois quartiers, ainsi que des incendies dans des entrepôts.
Des missiles « plus difficiles à détecter »
Depuis juin, Kiev est la cible de frappes massives. Trente personnes y ont été tuées lors d’un bombardement d’une ampleur inédite, dans la nuit du 1er au 2 juillet.
Lors de l’attaque de samedi matin, la Russie a visé l’Ukraine avec « plus de 120 drones et 12 missiles, dont une moitié de missiles balistiques », a déclaré samedi matin le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Aucun des missiles balistiques n’a pu être intercepté, selon lui.
« Des infrastructures civiles ont été touchées avant même que ne soit déclenché le signal de l’alerte antiaérienne », a-t-il également indiqué. Ce retard pourrait être lié à l’utilisation par la Russie de missiles antiaériens des systèmes S-400, selon Serguiï Sternenko, conseiller auprès du ministère ukrainien de la Défense, sur Telegram.
Initialement conçus pour frapper des cibles aériennes, ces missiles sol-air ont par le passé été utilisés par la Russie comme des missiles balistiques pour frapper au sol. Ils « sont plus difficiles à détecter par radar », explique Serguiï Sternenko. « Il n’y a aucune logique militaire à de telles attaques, c’est juste du terrorisme », a-t-il écrit.
Ces frappes interviennent alors que le président américain Donald Trump a annoncé mercredi, en marge du sommet de l’Otan à Ankara, que l’Ukraine allait pouvoir obtenir une licence pour fabriquer elle-même les missiles intercepteurs Patriot.
AFP / France 24 / Provinces26rdc.com
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