Ce lundi 1er mars 2021, dans un message rendu public par le Comité permanent des évêques membres de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qui a indiqué avoir assisté à la fin de la coalition FCC-CACH dont il « a dénoncé à maintes reprises l’inefficacité« .

Cette situation a donné lieu, notent les princes de l’église catholique, à l’avènement de l’Union sacrée de la Nation, initiée par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et au changement des animateurs de grandes institutions du pays.
Cependant, la CENCO estime que ces changements peuvent donner matière à réflexion sur la moralité des actes y relatifs.
« Cependant, ces changements ont été opérés dans une atmosphère de tensions et de manière à se poser des questions sur la moralité de ces actes« , a déclaré l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, qui a lu le message des princes de l’église catholique.
Tout en félicitant les nouveaux animateurs des institutions de la République démocratique du Congo, la CENCO les invite à se mettre au travail conformément aux dispositions légales, en privilégiant le bien-être de la population et de la cohésion nationale.
Il sied de noter que les évêques catholiques considèrent que l’adhésion à l’union sacrée de la Nation ne doit pas être motivée seulement par le positionnement politique.
« Il ne suffit pas de changer simplement de camps politiques (vêtements), faut-il encore rompre avec les antivaleurs et s’engager à travailler », a fait savoir l’abbé Donatien Nshole.
Pour rappel, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a dénoncé des actes de corruption de ses députés nationaux en vue de destituer l’ancien bureau de l’assemblée nationale dirigé par Jeanine Mabunda.
Des cadres du Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila Kabange, ont également accusé le régime en place de corruption envers les sénateurs dans le but de faire tomber le bureau Thambwe Mwamba.
Des accusations qui, faut-il le rappeler, ont toujours été rejetées par le camp de l’actuel chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui considère que les députés et sénateurs ont décidé de suivre librement et consciencieusement la volonté du peuple .
Les évêques catholiques insistent sur l’organisation des élections en 2023 et pas plus tard
Signalons qu’au cours d’un point de presse que Abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), a rendu public le message des évêques catholiques concernant la situation sociopolitique de la République démocratique du Congo demandant au Premier ministre Sama Lukonde de tout mettre en œuvre pour organiser des élections crédibles, transparentes et apaisées en 2023, pas plus tard.
Pour ce qui est de la formation du gouvernement de l’Union sacrée, les évêques rappellent le chef de l’État Félix Tshisekedi et le Premier ministre Sama Lukonde, que le peuple ne veut pas voir ceux qui ont pillé et semé l’insécurité dans le pays.
« Le peuple sera frustré de voir revenir au pouvoir ceux qui ont participé au pillage, à l’insécurité et à la violation des droits humains et ne font aucun signe de repentance et conversion », a martelé les évêques.
Au cours et tribunaux, les pères spirituels de l’église catholique leur demandent de dire le droit en âme et conscience sans céder à la pression politique, de traiter avec diligence le cas de ceux qui sont dans les prisons surpeuplées sans être jugés.
« Nous saisissons cette occasion pour demander que le procès Floribert Chebeya, Rossy Mukendi et compagnons soient exécutés sans complaisance et que les responsables répondent de leurs actes.
provinces26rdc.net
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