La RDC maintient la stabilité du cadre macroéconomique, selon la note de conjoncture économique de la BCC

La note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC) a relevé que la République démocratique du Congo (RDC) a maintenu la stabilité de son cadre macroéconomique, au cours de la période allant du 14 au 18 février dans un communiqué reçu jeudi à l’ACP.

Selon cette note, la stabilité du cadre macroéconomique est soutenue principalement par le secteur minier dont l’activité économique restera soutenue en 2022 avec un taux de croissance attendu de 6,4%.

Elle a noté aussi qu’au cours de la troisième semaine du mois de février courant, le rythme de formation des prix a ralenti pour la quatrième fois consécutive, situant le taux d’inflation hebdomadaire à 0,095 % contre 0,105 % la semaine précédente et 0,097 % à la période correspondante de 2021. En cumul annuel, le taux d’inflation se situe à 0,789 %.

La note de conjoncture économique, indique que si toutes les conditions restent égales par ailleurs, il est attendu un taux d’inflation de 6,4 % à fin décembre 2022, face à un objectif de 7,096% à moyen terme.

Bonne tenue des opérations financières de l’Etat

S’agissant des opérations financières de l’Etat, la note de conjoncture économique du cadre macroéconomique de la BCC relève la bonne tenue des opérations financières de l’Etat en début de cette année 2022. Cette performance l’est sur fond des efforts continus de mobilisation des recettes et de rationalisation des dépenses.

Dans le secteur extérieur, elle est soutenue par les cours des principales matières premières exportées par la RDC qui demeurent à des niveaux rémunérateurs soutenus par la demande mondiale.

Il s’agit également du marché de changes qui est demeuré relativement stable sur ses deux segments grâce à la bonne coordination des politiques macroéconomiques conjuguées à une conjoncture extérieure globalement favorable.

Le taux de change est établi à 1.999,86 CDF et à 2.033,67 CDF le dollar américain, respectivement sur les marchés officiel et parallèle, soit des appréciations hebdomadaires de la monnaie nationale de 0,05 % et 0,110/6.

En rythme annuel, le franc congolais est apprécié de 0,01 % et 0,77 96, respectivement à l’indicatif et au parallèle contre des dépréciations de 0,45 % et 0,15% à la période correspondante de 2021.

La même source révèle qu’à fin décembre 2021, le taux de base de la BCC a été ramené de 8,5 % à 7,5 96, afin d’accompagner l’économie nationale, dans un contexte de stabilité macroéconomique.

En janvier 2022, la BCC a mis en œuvre la réforme portant constitution de la réserve obligatoire dans la monnaie de dépôt et qu’au cours de la semaine sous examen, l’encours global du bon BCC s’est établi à 43,0 milliards de CDF venant de 58,0 milliards la semaine précédente, soit une injection de 15,0 milliards justifiée par la baisse de la liquidité bancaire. Les réserves brutes se situent à 3,5 milliards des USD au 18 février 2022 correspondant à plus de 3 mois d’importations des biens et services.

Cette évolution  tient notamment de l’émergence du variant Omicron de la Covid-19, des perturbations des chaînes d’approvisionnement dans les pays développés, la hausse des prix et l’accentuation des tensions géopolitiques au sujet de la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN.

Les recommandations de la note de conjoncture économique

En dépit de la stabilité observée, souligne la source,  l’économie nationale demeure exposée à certains risques d’origine externe et interne. Il s’agit au plan externe du renchérissement des cours du pétrole suite aux tensions géopolitiques et à une offre rigide ; la trajectoire inconnue de la pandémie; le resserrement de la politique monétaire par les grandes banques centrales, qui pourrait induire les perturbations sur les marchés financiers.

Au plan interne, la source note le risque d’inflation importée via les importations alimentaires et énergétiques (pétrole). Au regard de ces observations la BCC recommande la poursuite de la coordination des actions au niveau de la politique budgétaire et monétaire; la poursuite de la surveillance de l’offre et la demande de liquidité bancaire, en vue des réponses adéquates de la politique monétaire ainsi que la mise en œuvre des réformes retenues dans le cadre du programme avec le FMI.

 

ACP/Provinces26rdc.net

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