Le premier navire transportant des céréales a quitté un port ukrainien dans le cadre d’un accord historique avec la Russie. Selon les autorités turques et ukrainiennes, le navire a quitté le port d’Odessa, dans le sud du pays, tôt lundi matin, heure locale.
La Russie bloque les ports ukrainiens depuis février, mais les deux parties ont conclu un accord pour reprendre les expéditions. Cet accord permettra d’atténuer la crise alimentaire mondiale et faire baisser le prix des céréales, espèrent les spécialistes.
La Turquie a indiqué que le Razoni, navire battant pavillon Sierra-léonnais, accosterait au port de Tripoli, au Liban, ajoutant que d’autres expéditions étaient prévues dans les semaines à venir.
Le Centre de coordination conjoint, établi à Istanbul dans le cadre de l’accord, a déclaré que le navire transportait quelque 26000 tonnes de maïs et qu’il devait arriver dans les eaux turques pour inspection mardi.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gueterres, a salué le départ du navire et a félicité la Turquie pour son rôle dans la mise en œuvre de l’accord. « Aujourd’hui, l’Ukraine, avec ses partenaires, fait un pas de plus pour prévenir la faim dans le monde », a écrit le ministre ukrainien des Infrastructures, Alexander Kubrakov, sur Facebook.
« Le déblocage des ports apportera au moins un milliard de dollars de recettes en devises à l’économie et une opportunité pour le secteur agricole de planifier l’année prochaine. »
Si la sortie du Razoni représente un développement significatif, l’opération devra durer longtemps pour que l’économie ukrainienne endommagée ou des dizaines de millions de personnes dans le monde en bénéficient.
M. Kubrakov a toutefois souligné que 16 autres navires attendaient de quitter des ports du sud de l’Ukraine, Odesa, Chornomorsk et Pivdenny devant être les principaux lieux d’exportation.
L’accord conclu le mois dernier, sous l’égide des Nations unies et de la Turquie, a nécessité deux mois de négociations et devait durer 120 jours. Il peut être renouvelé si les deux parties sont d’accord. Le blocus des céréales ukrainiennes a contribué à la crise alimentaire mondiale. Les produits à base de blé, tels que le pain et les pâtes, sont devenus plus chers, tandis que les prix des huiles de cuisson et les engrais ont flambé.
La Russie et l’Ukraine produisent conjointement près d’un tiers de l’approvisionnement mondial en blé. En 2019, l’Ukraine représentait 16% des approvisionnements mondiaux en maïs et 42% de l’huile de tournesol, selon les données de l’ONU.
Mining&Business/ Provinces26rdc.com
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