Les mauvaises conditions carcérales à la base des décès d’au moins 16 détenus en un mois (Bcnudh)

Les conditions pénitentiaires laissent à désirer dans la plupart de prisons de la République démocratique du Congo. Les détenus vivent dans des conditions précaires. La malnutrition, les mauvaises conditions d’hygiène, le manque d’accès à des soins médicaux et dans certains cas des mauvais traitements ont été à la base des décès d’au moins 16 détenus au cours du mois d’octobre de l’année en cours, selon les chiffres publiés par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (Bcnudh).

Toutes ces personnes sont décédées dans des prisons, des cachots, des commissariats de police et des cachots militaires sous la responsabilité des Forces armées de la RDC (Fardc). Dans les prisons congolaises, il se pose aussi un sérieux problème de sécurité. En effet, selon toujours le Bcnudh, au moins 15 évasions ont été enregistrées la même période dans la province du Sud-Kivu.

Outre la malnutrition, les mauvaises conditions d’hygiène, le manque d’accès aux soins médicaux, les prisons congolaises font également face au problème de surpeuplement. C’est le cas notamment de l’ex-prison centrale de Makala construite pour environ 1500 prisonniers et qui en compte aujourd’hui plus de 10.000. Cette situation est causée entre autre par la durée anormalement longue de la détention préventive ainsi que l’insuffisance de collaboration entre différentes instances du circuit judiciaire. Par conséquent, plusieurs personnes sont admises dans les prisons congolaises sans avoir été jugées

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