RDC : Audit du fichier électoral, « il faut une expertise locale » (Tshiombela)

 »Nous sommes venus attirer l’attention du leadership de la CENI pour indiquer que le peuple Congolais n’est pas prêt à accepter que (le fichier électoral soit audité) par l’OIF ou par d’autres organismes étrangers. Nous estimons que l’expertise locale est bien possible.

Après trois cycles électoraux, il est temps que les Congolais s’assument. L’organisation des élections à travers le monde relève de la souveraineté d’un État », suggère Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise à la centrale électorale (NSCC).

À la tête du Front des Congolais pour la sauvegarde de l’intégrité de la RDC, regroupements des organisations de la société civile qui s’opposent à l’audit externe du fichier électoral par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), il indique au sortir d’un échange avec le président de la CENI que « nous avons évoqué la question de l’intégrité territoriale et de l’intangibilité des frontières de la RDC avec le bureau de la CENI qui nous a reçus ce jour ».

Il rappelle que « ces sujets font partie de nos préoccupations actuelles, car nous avons appris que la CENI aurait fait appel à l’Organisation internationale de la Francophonie pour auditer notre fichier électoral. Ce qui est une démarche normale, mais cela rencontre une opposition dans l’opinion Congolaise au regard de l’attitude indifférente de cette organisation vis-à-vis de l’agression dont est victime notre pays ».

En outre, il relève que  »cette structure est dirigée par une personnalité rwandaise, une ancienne ministre des Affaires étrangères du pays qui cherche à déstabiliser le nôtre. Comment les données stratégiques peuvent être confiées à cette structure ? »

Il rapporte que  »le président Denis KADIMA nous a rassurés d’avoir pris acte du mémo que nous avons déposé. Il sera soumis à la prochaine plénière pour l’étudier et y apporter la réponse appropriée dans le sens du respect de la souveraineté de notre pays ».

Échange avec les experts locaux

Dans la foulée de cet échange, Denis Kadima s’est entretenu avec une délégation du regroupement de 8 centres de recherches rattachés à l’Université de Kinshasa, qui a une expertise en matière électorale.

« Nous appartenons à un regroupement de 8 centres des recherches relevant de l’Université de Kinshasa avec une expertise avérée en matière électorale. Nous avons pensé pouvoir nous rapprocher de la Centrale électorale pour que nous puissions offrir nos services en ce qui concerne l’audit du fichier électoral », explique au sortir de cette rencontre, le professeur Abbel Ngondo.

Il précise que  »présentement, la CENI est entrée de plein pied dans l’opération du nettoyage du fichier électoral et juste après cette étape viendra celle de l’audit de ce fichier ».

C’est dans cette optique que  »nous avons approché la plus haute hiérarchie de la CENI pour lui faire part de ce dont nous sommes capables. Nous avons rencontré un homme qui nous a paru visiblement sensible, qui a pris le temps nécessaire pour nous écouter et apprécier le sens de notre démarche. Il reste à analyser notre proposition. Et cela, comme il nous l’a dit, passera par la plénière qui devra en décider, en dernier ressort ».

Après la clôture de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs, la CENI s’attelle à présent au nettoyage du fichier avant de passer à l’audit interne et externe du fichier électoral.


TOP CONGO FM / Provinces26rdc.com

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