Agression rwandaise : Walikale, Kisangani, Kalemie et Beni ciblés par l’AFC/M23 pour une nouvelle occupation

Dans un nouveau rapport confidentiel adressé au Conseil de sécurité, le Groupe d’experts des Nations Unies dresse un bilan alarmant de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Malgré l’adoption de la résolution 2773 (2025) exigeant le retrait des forces rwandaises et la cessation de tout appui, l’AFC/M23 a étendu son emprise de plus de 35% depuis les pourparlers de Doha en mars 2025.

Les experts onusiens signalent que la rébellion cherche à prendre le contrôle de centres urbains majeurs tels que Walikale, Kisangani, Kalemie et Beni. Cette avancée se traduit par une occupation croissante des territoires, bafouant directement les exigences formulées par l’ONU.

Le document onusien confirme que l’AFC/M23 dispose désormais d’une force de frappe estimée à près de 30 000 combattants. Cette puissance militaire est rendue possible grâce au soutien continu du Rwanda, qui maintient sur le sol congolais entre 14 000 et 18 000 soldats des Forces rwandaises de défense (RDF). Aucun retrait significatif de ces troupes n’a été constaté par les observateurs.

Au-delà des opérations sur le front, le mouvement transforme les zones conquises en véritable structure de gouvernance parallèle. Les experts soulignent que l’AFC/M23 cherche à s’imposer comme une administration territoriale autonome, voire à instaurer à terme une entité séparatiste.

« L’AFC/M23 a continué de privilégier l’expansion militaire, intensifiant ses opérations dans le but de prendre Walikale, Kisangani, Kalemie et Beni. Depuis le lancement du processus de Doha, en mars 2025, la superficie des territoires occupés par le groupe a augmenté de plus de 35%, en violation de la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité », déplorent-ils dans leur rapport transmis au Conseil de sécurité des Nations unies

Cette situation accroît la vulnérabilité des populations locales, régulièrement victimes de violations graves du droit international humanitaire. Cette intensification des violences et des conquêtes territoriales intervient en dépit des multiples efforts de médiation, notamment le processus de Doha.

Les différentes feuilles de route et mécanismes de cessez-le-feu peinent à produire des effets concrets sur le terrain. Face à cette situation, l’ONU rappelle qu’il ne peut y avoir de solution militaire et exhorte les parties à respecter leurs engagements internationaux.

 


Tazama RDC / Provinces26rdc.com

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