Alors qu’il était attendu à Goma ce lundi dans l’après-midi, Moïse Katumbi a annoncé le report de son arrivée car son avion n’a pas obtenu, auprès des autorités, l’autorisation de survol et d’atterrissage.
« Nous sommes découragés et déçus parce que tout congolais a le droit de se déplacer librement dans son pays, mais lorsqu’on refuse à Katumbi d’atterrir à Goma, ce qu’il y a un problème. Moise Katumbi devrait venir sensibiliser la population de Goma. Je demande au président de la République de changer de position », déclare Fiston Muderwa du haut conseil du parlement des enfants.
« Nous sommes désolé par rapport à ce que le peuple congolais vient de constater. Nous mettons en garde tout individu ou groupe d’individus qui empêche Moïse Katumbi de venir s’entretenir avec la population de Goma. C’est déjà la deuxième fois, nous ne voulons pas que ceci se répète pour la troisième fois parce que Katumbi doit jouir de tous ces droits en tant que congolais », explique Alain Lumbala, membre de Lamuka Nord-Kivu.
« C’est décevant. Parce que, la situation à laquelle nous assistons n’a rien de la démocratie. Pourquoi lui refuser l’atterrissage pour la deuxième fois, alors que tout était déjà mis au point ? Nous voyons que c’est un prolongement du pouvoir de Kabila, ce pays ne lui appartient pas, le Congo est à tous les congolais, nous les mettons en garde pour toutes ces manigances », fait savoir Justin Katembo.
Pour sa part, Pierre Lumbi, vice-président de la plateforme Ensemble pour le changement dit regretter que la visite de Moïse Katumbi à Goma soit reportée pour la deuxième fois.
« Alors que le président Moïse Katumbi et son équipe étaient prêts à embarquer, nous venons d’apprendre qu’ils n’ont pas l’autorisation d’atterrir à Goma. C’est donc avec regret, une fois encore, qu’il est contraint de surseoir à son safari », dit Pierre Lumbi dans un communiqué sans préciser le lieu d’embarquement.
C’est depuis 11 heures, heure de Goma qu’une foule de militants de la plateforme Lamuka s’est mobilisée pour l’accueil de Katumbi à l’aéroport international de Goma.
La plupart annoncent des actions de grandes envergures pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « dictature qui prive à un fils congolais de circuler dans son propre pays. »
Certains Gomatraciens envisagent de faire de la désobéissance populaire face à ce deuxième refus d’atterrissage à Goma de l’aéronef de Katumbi.
Ils insinuent qu’il s’agit de la continuité du régime Kabila.
« C’est une honte pour la RDC, Felix Tshisekedi a dit qu’il est là pour travailler avec tout le monde, mais d’où vient encore cette politique de répression? », s’interroge un habitant de Goma, en colère.
« Moise Katumbi était en exil, il est revenu et on a pensé qu’il était enfin libre, mais on se rend compte que ce n’est pas le cas. », s’indigne un autre habitant.
« J’ai un sentiment d’amertume, ça prouve que Kabila est parti avec cette mascarade électorale, mais le régime de la Kabilie continue à diriger ce pays. Et aujourd’hui on vient de manquer du respect au peuple du Nord-Kivu. », tempête un autre habitant de Goma.
Il s’agit d’un deuxième voyage avorté pour Goma.
Le 26 mai dernier encore, son équipe avait justifié le report par manque d’autorisation de survol non octroyé par la RVA.
La RVA s’était justifié en martelant que Katumbi n’avait pas demandé l’autorisation d’atterrir à Goma.
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