RDC : 100 jours, RAM…, parmi les ratés du 1er mandat de Tshisekedi

Félix Tshisekedi a reconnu les erreurs de son premier mandat et promis de les corriger durant le second quinquennat qu’il a débuté samedi 20 janvier 2024. Dans son discours d’investiture au stade des Martyrs à Kinshasa, le chef de l’État s’est engagé à mener rapidement les actions de développement.

Conscient de critiques pertinentes lors de son premier quinquennat, Tshisekedi entend impulser des réformes significatives visant à mettre fin à l’impunité et ainsi sanctionner indistinctement tous les auteurs d’actes répréhensibles. “Je m’engage à user de tout ce qui est à mon pouvoir pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus et pour que les actions nécessaires à l’avancement de notre pays soient promptement prises”, a-t-il déclaré.

Des controverses entourant le projet phare des “100 jours” et l’introduction de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM) avaient mis en lumière les relents d’escroquerie, de détournements et d’impunité.

Analyse des erreurs du 1ᵉʳ mandat Tshisekedi 

Le projet “100 jours” par exemple, a été entouré par des allégations de détournement liées à des irrégularités dans l’attribution des marchés et dans l’affectation des fonds. Et pourtant, il a été initialement conçu pour accélérer le développement et répondre rapidement aux besoins de la population.

“Les critiques soulignent que cette initiative clé a été détournée de son objectif initial, sapant ainsi la confiance du public dans la capacité du président de la République à fournir des résultats tangibles”, expliquent à Ouragan, des analystes indépendants.
De manière similaire, l’introduction de la taxe sur le RAM avait aussi suscité des inquiétudes quant à sa mise en œuvre et surtout à l’utilisation des revenus générés. Des rapports faisant état de malversations et de détournements de fonds liés à cette taxe ont alimenté les débats. La problématique avait même remis en question la transparence et la responsabilité de l’exécutif national. Mais, toutes les personnes interpellées ou même arrêtées avaient été libérées.

Les analystes soulignent également l’impunité persistante des membres du gouvernement et des chefs d’entreprises publiques. “Cela avait jeté une ombre sur le bilan du président Tshisekedi au cours de son premier mandat. Ces lacunes ont alimenté la perception selon laquelle certaines personnes jouissent du statut des intouchables. Une politique qui sape l’égalité devant la loi qu’il faut à tout prix bannir”, ont-ils insisté.

Bien que contesté par l’opposition, le deuxième mandat du président Tshisekedi s’annonce comme une période cruciale pour lui de démontrer aux Congolais son engagement renouvelé sur le respect des principes démocratiques. À l’issue de son serment, le chef de l’État a reçu, du président de la Cour constitutionnelle, les symboles du pouvoir. Il vient ainsi officiellement d’entrer en fonction pour son dernier mandat.


Ouragan / Provinces26rdc.com

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