Après la publication lundi dernier tard la nuit de la configuration du gouvernement Ilunkamba qui sera composé de 65 postes ministériels (ministres et vice-ministres), des réactions vont dans tous les sens. Certains qualifient ce gouvernement d’éléphantesque. 65 postes ministériels créeront plus de problèmes qu’ils ne conduiraient la RDC à son développement, estiment-ils.
La RDC gagnerait en efficacité s’il rompait d’avec des gouvernements éléphantesques qui sont d’abord budgétivores pour un pays sans ressources comme le nôtre qui attend d’entrer en programme avec le FMI en plus sur le plan de la coordination par le Premier ministre, il se posera inévitablement des conflits de chevauchement des compétences entre certains ministères comme on e a connu dans le gouvernement de Bruno Tshibala. On peut prendre l’exemple du Brésil qui, avec près de 300 millions d’habitants n’a qu’un gouvernement de 20 membres.
Sur le plan rationnel, on peut avancer que le gouvernement Ilunga Ilunkamba serait plus efficace avec tout au plus entre 20 et 35 de postes ministériels, pas plus. Pourquoi ? Puisque l’Ordonnancement administratif de la RDC prévoit avec la Constitution du 18 février 2006, 26 provinces qui ont une existence juridique comme celle du Pouvoir central (Etat congolais). Ces provinces disposent d’un gouvernement de 10 ministres et d’une Assemblée provinciale, chacune.
Puisque l’essentiel des attributions en termes de gestion reviennent à ces provinces qui sont des ETD, indépendantes de l’Etat, pourquoi le gouvernement central s’encombrerait-il encore d’un gouvernement de 65 postes alors que la plupart des compétences revient constitutionnellement aux provinces. S’il y a une réforme à proposer dans l’actuelle Constitution, c’est de fixer de manière bloquée le nombre des postes ministériels au gouvernement en tenant compte du fait que chacune de ces 26 provinces a son propre gouvernement de 10 membres et leurs Cabinets.
Ces 10 ministres provinciaux sont fixés dans la loi sur les ETD. C’est ainsi que chaque gouverneur s’y est plié. Ce qui ne serait pas le cas si ce plafond de 10 ministres provinciaux n’était pas une obligation légale, chaque gouverneur y serait allé à satiété de sa taille du gouvernement provincial. Il faut bien que le FCC et le CACH sache que pour mener à bon port leur programme de gouvernement qui doit en principe conduire les Congolais au bien-être social, ils n’ont pas besoin d’un gouvernement budgétivore qui engloutirait rien que pour son propre fonctionnement les maigres ressources du trésor public.
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