Le verdict du procès des trois présumés bandits, jugés pour association de malfaiteurs est attendu lundi, devant le tribunal militaire de garnison de la Gombe, en foraine dans la maison communale de Barumbu, au nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Nous renvoyons contradictoirement à lundi. À 9 heures, nous venons ; à 9h30, nous commençons : conclusions, réquisitoire, plaidoirie et prononcé le même jour. Plus rien n’étant inscrit à l’extrait de rôle de ce jour, l’audience est suspendue », a déclaré le major magistrat Freddy Eume, , président de la composition.
Peu avant, le tribunal s’est estimé suffisamment éclairé dans cette affaire, invitant les parties à s’apprêter pour l’audience de la remise.
« Le tribunal se dit suffisamment éclairé dans cette affaire et demande aux parties de s’apprêter pour qu’à l’audience de la remise, les parties civiles puissent conclure, le magistrat du parquet va requérir et la défense devra plaider dans cette affaire », a expliqué le président de la composition.
À l’audience de ce vendredi, deux sacs saisis lors de l’arrestation des Christian Kalambayo, Josué Kabutuka et Israël Kipoyi, présumés braqueurs ont été présentés devant le tribunal, vidés de l’argent volé ( 20 millions de Francs congolais et 9900 dollars) . Le tribunal a jugé utile d’appeler devant sa composition l’OPJ qui avait auditionné les prévenus aux premières heures de leur arrestation, afin de renseigner sur la destination de l’argent volé.
« Le PV affirme que c’est vous qui avez apporté au commissariat les deux sacs saisis chez les prévenus jugés pour braquage. Dites au tribunal où est passé l’argent qui était dans ces sacs ? »
« Je n’avais récupéré les sacs qu’au boulevard Triomphal, où nous avions arrêté ces criminels. J’ai trouvé les sacs au bureau. C’est à partir de là que je les avais amenés au commissariat, après que les personnes qui s’y trouvaient aient procédé à la fouille de ces sacs. Et, quand elles avaient fini de les fouiller, elles m’ont effectivement fait le rapport qu’il n’y avait rien à l’intérieur comme argent », a répondu le major Marc Tshimanga .
« Comment pouvez-vous laisser les sacs entre les mains de vos policiers pour qu’ils vous les amènent au bureau, alors que vous avez été informé du vol d’argent ? », a insisté le tribunal.
« Quand j’étais informé que les sacs étaient là et avaient été ouverts devant tout le monde, et qu’il n’y avait pas d’argent à l’intérieur, sauf cinq chargeurs de munitions, c’est alors que je suis rentré au bureau, lieu où les sacs ont été ouverts », a expliqué le major Tshimanga.
Le tribunal a ordonné que le renseignant communique les noms des deux policiers qui étaient avec lui sur le terrain le jour de l’arrestation des auteurs présumés dudit braquage. Il a cité les noms des policiers Tshipata et Kayata qui, à leur tour, ont été entendus par le tribunal. Interrogés sur la direction qu’a prise l’argent de la victime emporté par les présumés braqueurs, les deux policiers ont affirmé avoir reçu les sacs sans argent.
« Les sacs m’ont été donnés par la population, qui était nombreuse ce jour-là. Il n’y avait rien comme argent à l’intérieur, à part cinq chargeurs de munitions », a renseigné le policier Tshipata.
Par ailleurs, le tribunal a procédé à la projection des images vidéo apportées comme preuves par le parquet militaire. Plusieurs questions ont été posées par la défense sur l’origine de ces images, dénonçant des images floues dont seul lle parquet militaire détenait la provenance.
L’autre question a porté sur la participation du prévenu Kipoyi dans cette affaire, alors que, pour son avocat, nulle part dans les images vidéo projetées ni dans le PV d’audition sa participation n’est étayée par le parquet militaire, qui poursuit les trois prévenus pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et vol à main armée, à la suite des faits de cambriolage qui se sont produits le 9 avril 2026 sur l’avenue Luapula, dans la commune de Barumbu.
ACP / Provinces26rdc.com
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