Dans les coulisses tumultueuses de la politique, la nomination de Judith Suminwa Tuluka à la Primature a suscité à la fois espoir et appréhension. Christian Mwando, président du groupe parlementaire Ensemble pour la République, souligne le défi imminent : la réussite de la nouvelle Première ministre dépendra de son environnement politique.
Pour Mwando, Suminwa Tuluka incarne l’excellence technique, mais les eaux troubles de la prédation politique menacent son potentiel. Dans un climat où les « caïmans politiques » rodent, sa liberté d’action devient cruciale.
“C’est quelqu’un que je connais qui a des compétences techniques nécessaires, mais je doute fort qu’avec l’environnement de prédation dans lequel elle sera obligée d’évoluer. Si en plus, on l’entoure de tous ces caïmans politiques et qu’elle n’a pas de coudées franches, je doute fort qu’elle puisse faire quelque chose ”, a-t-il indiqué.
Pourtant, au milieu de ces défis, émerge un appel à l’action et à l’intégrité. Mwando exhorte Suminwa Tuluka à faire preuve de fermeté face aux poids lourds politiques, à être la gardienne de la bonne gouvernance et à tenir compte de l’impératif de sanctionner les déviations.
Entre les lignes de cette nomination résonne un appel à la vigilance et à l’engagement, avec l’espoir que Judith Suminwa Tuluka saura transformer les défis en opportunités pour le bien de la République.
Christian Mwando : « Si Moïse Katumbi n’est pas porte-parole de l’opposition, c’est lui qui le désignera »
« Si Moïse Katumbi n’est pas porte-parole de l’opposition, c’est lui qui le désignera ». C’est en ces termes que s’est exprimé le président du groupe parlementaire Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, Christian Mwando Nsimba, au sujet du porte-parole de l’opposition.
En effet, intervenant vendredi 5 Avril 2024 dans une émission diffusée depuis Kinshasa par une radio de la place, cet acteur politique estime qu’au regard du score réalisé par son leader à la présidentielle de décembre 2023, ce poste lui revient de droit. « Naturellement, le poste (de porte-parole de l’opposition) revient à Ensemble », estime-t-il.
« Je me base sur les textes. La légitimité veut que celui qui a été deuxième à ces élections, avec les 18% de Kadima, soit le porte-parole, par rapport à celui qui a obtenu, par exemple, 0,2%. Ça veut dire 0%, si on arrondit », poursuit-il.
Lors de son investiture pour un second mandat à la tête du pays, le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est engagé à veiller à l’effectivité du rôle de porte-parole de l’opposition. Celui-ci doit être choisi dans les trente jours qui suivent l’investiture du gouvernement, conformément à la Constitution. Un exercice qui s’est toujours présenté comme une équation à plusieurs inconnus.
Sans qu’il ne soit nécessairement parlementaire, le porte-parole de l’opposition politique est désigné par consensus, à défaut, par vote des députés nationaux ou des sénateurs membres de l’opposition politique, au scrutin majoritaire à deux tours, dans le mois qui suit l’investiture du gouvernement, selon ce que stipule la loi n° 07/008 du 04 décembre 2007 portant statut de l’opposition politique.
D’après la même loi, le porte-parole de l’opposition à rang de ministre d’État au niveau national et jouit des avantages et des immunités y afférents.
congosynthese / Provinces26rdc.com
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