1.090 (mille quatre- vingt-dix) cas de Mpox (variole du singe) dont 43 décès ont été notifiés de janvier jusqu’ à la dernière semaine d’août 2024 (35ème semaine épidémiologique) dans la province de la Tshopo (Nord-est de la République démocratique du Congo), a appris l’ACP lundi de source sanitaire.
«De la première semaine épidémiologique à la 35ème, on a enregistré dans la province de la Tshopo 1.090 cas de Mpox. Parmi ces cas, il y a des cas confirmés au laboratoire. Nous déplorons déjà 43 décès, avec une létalité de 4% », a déclaré John Mondele Bolingo, coordonnateur du programme de communication de la division provinciale de la santé.
Selon la même source, la transmission de Mpox par voie sexuelle est importante.
«On ne peut pas se laisser aller à des actes sexuels ou des rapports sexuels occasionnels sans protection, parce qu’à l’heure actuelle nous vivons déjà la transmission sexuelle de Mpox qui bat le record», a indiqué John Mondele.
Par ailleurs, des cas de Mpox sont signalés dans la prison de la cité de Yangambi, à 97 km au sud-ouest de Kisangani, en aval du fleuve Congo et ce, après des cas notifiés à la prison centrale de Kisangani.
Mpox/Tanganyika : deux cas signalés à Kabalo, vigilance tous azimuts, mesures d’hygiène recommandées

Les autorités médicales de la cité de Kabalo, chef-lieu du territoire qui porte le même nom, dans la province du Tanganyika, ont confirmé la présence de deux cas de maladie similaire à Mpox ou variole de singe.
Selon un communiqué émis le samedi 7 septembre dernier par l’administrateur du territoire Sengo Etuka Prince le Samedi, la population locale est appelée à renforcer les mesures d’hygiène pour éviter la propagation de la maladie déjà signalée dans d’autres territoires du Tanganyika.
« J’invite les habitants à suivre les recommandations sanitaires et à prendre des mesures préventives pour limiter la propagation de la variole de singe qui peut être dangereuse pour la santé publique », a déclaré l’autorité territoriale de Kabalo.
Il faut noter que la RDC est considérée comme l’épicentre de cette maladie virale et les autorités surveillent de près la situation pour empêcher sa propagation.
Mpox/Kasaï : 16 sur 18 zones de santé touchées, 150 cas enregistrés, 16 décès

16 zones de santés sur les 18 que compte la province du Kasaï sont touchées par la variole de singe. Plusieurs cas de décès sont déjà enregistrés suite à cette épidémie. La tranche d’âge la plus touchée est de 0 à 5 ans.
Au total, sur 150 cas diagnostiqués positifs, on note 16 décès depuis l’apparition de l’épidémie au Kasaï.
Deux zones de santé sont l’épicentre de la maladie. Il s’agit de la zone de santé de Dekese avec 60 cas notifiés et 10 décès, suivie de celle de Mushenge qui compte 30 cas et 6 décès.
Ces statistiques ont été données lors de la 36ᵉ semaine d’une réunion hebdomadaire épidémiologie tenue lundi 9 septembre dernier par la Division provinciale de la santé de Tshikapa.
L’administrateur du territoire de Dekese, Patrick Bassa, lance un cri d’alarme quant à ce.
” Les enfants de 0 à 5 ans sont les plus touchés par Mpox et n’y résistent pas. Malgré la sensibilisation effectuée dans les écoles, les églises et les marchés, la situation ne fait que s’aggraver. Les hôpitaux manquent de kits de prélèvement, encore moins les engins de mobilité. Car la majorité des malades proviennent des villages qui sont dans la forêt et doivent être évacués ».
La société civile locale invite les gouvernements central et provincial ainsi que les organisations œuvrant dans les secteurs de la santé d’agir en toute urgence afin de protéger le corps soignant et sauver des vies humaines.
ACP/Provinces26rdc.com
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