« Depuis que le chef de l’État s’est prononcé, l’opposition a fait bloc contre son initiative. Mais l’Union sacrée de la nation, sa famille politique, n’a pas donné sa position officielle », relève Steve Mbikayi, chef du parti travailliste, au sortir d’un échange avec le secrétaire général de l’UDPS-Tshisekedi, Augustin Kabuya Tshilumba.
Ce cadre de l’Union sacrée fait constater qu’il y a des points de vue personnels ici et là. Certains sont d’accord avec le changement, mais les autres avec seulement la révision, ce qui est tout à fait normal. Chacun a son point de vue. Il faut maintenant qu’on se rencontre de façon formelle pour nous mettre d’accord sur la façon de procéder ».
Il plaide, donc, pour qu’il y ait « la convocation d’une réunion de la conférence des présidents avec le présidium de l’Union sacrée afin de débattre sur la question concernant l’initiative du Chef de l’État de faire des réformes constitutionnelles pour l’accompagner, l’appuyer et faire aboutir cette démarche ».
« Nous allons plus loin pour dire que nous devons aussi aborder l’opposition pour la convaincre à participer à la commission qui sera mise sur pied par le Chef de l’État à cet effet, parce que c’est une affaire de tous les congolais », suggère-t-il.
Il rappelle que « le parti travailliste est pour le changement de la constitution pour la simple raison que c’est une démarche que nous avons entamé depuis 2021. Nous avons sillonné la République à nos frais, prenant des motos, pour convaincre les congolais à signer une pétition qui demandait une révision profonde de la constitution ».
Le débat politique se cristallise autour de la question de la révision ou du changement de la constitution depuis que le Chef de l’État Félix Tshisekedi a déclaré, lors d’un meeting à Kisangani, en octobre dernier, en marge de sa visite de travail que « notre Constitution n’est pas bonne. Elle a été rédigée à l’étranger, par des étrangers, avec leur mode de fonctionnement à eux. Notre Constitution doit être rédigée par nous-mêmes ».
Raison pour laquelle « l’année prochaine, une commission nationale des Congolais va s’y atteler. Elle sera composée des intellectuels de toutes les disciplines scientifiques afin de réfléchir pour une Constitution adaptée à nos réalités et qui ne va pas nous handicaper ».
Il en a remis une couche quand il a déclaré le samedi 16 novembre 2024, à Lubumbashi, dans un autre meeting à la place de la poste, que « nous consultons le peuple congolais pour qu’il décide, de lui-même, s’il va s’arrêter à la révision ou carrément aller jusqu’au changement de la Constitution ».
« Personne ne changera mon avis sur cette question », a-t-il prévenu.
Suffisant pour susciter de nombreuses réactions au sein de l’opposition et de la Société civile.
TOP CONGO FM / Provinces26rdc.com
Laisser un commentaire