Un officier supérieur des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), considéré comme cerveau moteur du coup d’Etat déjoué en 2023, est passé aux aveux lundi devant la Haute cour militaire, lors de l’audience foraine à la prison militaire de Ndolo, dans le nord de Kinshasa.
« J’ai été contacté par le prévenu Nzanzu qui était venu du Canada. Dans un premier temps, il a été question pour nous de créer une société minière selon les dires de Nzanzu. Le prévenu Nzanzu m’avait ensuite mis au parfum que le Rwanda, par le truchement des multinationales, cherche à renverser le pouvoir de Kinshasa », a déclaré le prévenu colonel Mesmin Kakule.
« C’est ainsi qu’ils nous avaient chargé de monter ce coup d’Etat, en vue de nous installer et avoir ces minerais », a-t-il ajouté.
S’agissant du discours de renversement du pouvoir enregistré dans cet hôtel de Bandalungwa, le prévenu a reconnu les faits en ces termes : « La vidéo a été faite pour servir de preuve à présenter aux partenaires, en vue de leur montrer notre engagement à renverser les institutions du Congo Kinshasa, et c’est bien moi qui ai prononcé ce discours de la prise de pouvoir par le collège des officiers ».
Lors de la précédente audience, consacrée à l’identification du prévenu, ce dernier s’était présenté seul devant la Haute Cour militaire. Cette haute juridiction militaire avait sollicité du barreau de Kinshasa-Gombe la désignation d’un avocat pour l’assister, cependant la réponse n’a pas été positive.
Dans cette cause, 40 prévenus sont jugés pour avoir tenté de renverser les institutions de la République légalement établies. L’hôtel « Prince », appartenant au prévenu Okende, dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa, avait servi de cadre non seulement à la réunion des comploteurs, mais aussi à l’enregistrement du discours de prise de pouvoir.
Le colonel Mesmin Kakule est celui qui avait prononcé ce discours déclarant la chute du régime du président Tshisekedi, et la prise de pouvoir par le collège des officiers des FARDC. Le renversement devait avoir lieu dans la nuit du 7 au 8 novembre 2023.
Le parquet militaire avait requis quinze (15) ans de prison à l’encontre de sept officiers, trois et cinq ans de prison pour les autres prévenus lors de l’audience précédente.
ACP /Provinces26rdc.com
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