RDC-Sénat : deux instruments internationaux deportée socio-économique jugés favorables àla ratification

Deux instruments internationaux en l’occurrence, les projets de loi sur l’Accord de partenariat économique entre les Emirats arabes unis et la République démocratique du Congo ainsi que celui du Nouvel Accord international sur le cacao, ont été jugés favorables à la ratification, ce vendredi 03 juillet 2026, au Sénat, a constaté l’ACP.

«Pour le projet de loi relatif à l’Accord de partenariat économique global conclu entre la RDC et les Emirats Arabes unis, signé à AbuDabi, le 2 février 2026, 74 sénateurs ont voté oui, aucun n’a voté non, un a voté abstention. S’agissant du nouvel accord international de cacao signé à Abidjan le 2 juin 2026, Sur 75 sénateurs, 74 ont voté oui, aucun n’a voté non, un a voté abstention», a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde, président de la Chambre haute du parlement qui donnait les résultats du vote.

Selon lui, ces textes seront soumis à navette parlementaire vers l’Assemblée nationale conformément à l’article 135 de la Constitution.

Donnant les exposés de motif de ces deux textes, le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku, a fait savoir que ceux-ci participent tous à une même ambition nationale à savoir, renforcer la place de la RDC dans les échanges internationaux, promouvoir la transformation locale de ses ressources, diversifier des partenariats, consolider sasouveraineté économique et inscrire sa croissance dans une trajectoire plus durable, plus inclusive et créative d’emplois.

«Ces textes répondent à un contexte international marqué par la nécessité pour les Etats de bâtir des partenariats nouveaux capables de soutenir la croissance et stimuler l’investissement, de créer des emplois et de lutter durablement contre la pauvreté».

RDC-Emirats Arabes Unis : un partenariat économique avantageux

Le ministre Paluku a indiqué que l’Accord de partenariat économique global conclu entre la RDC et les Emirats Arabes Unis est un cadre global de coopération, mieux une dynamique qui se traduit par la conclusion de nouveaux partenariats économiques visant å favoriser les flux d’investissements de biens, de services et de capitaux dans un cadre juridiquement sécurisé et mutuellement avantageux.

«C’est dans ce contexte que la République Démocratique du Congo et les Emirats Arabesl’Unis ont engagé un dialogue stratégique envue de mettre en place un cadre de coopération économique global couvrant notamment l’exploitation responsable des ressources naturelles ainsi que le transfert de technologies et le renforcement des capacités», a-t-il souligné.

Selon lui, ledit Accord vise en particulier notamment : à améliorer l’accès réciproqueaux marchés pour les biens et services dans le respect des règles applicables au commerce international et des engagements régionaux et multilatéraux de la République Démocratiquedu Congo ; promouvoir et sécuriser les investissements directs entre les deux parties en favorisant la mise en valeur des secteurs porteurs tels que les infrastructures, l’énergie les mines, l’agro-industrie, les télécommunications et les services financiers.

Le cacao, une source essentielle des revenus d’exportation Abordant le point relatif au nouvel accord international de cacao signé à Abidjan, Julien Paluku a fait remarquer que le secteur du cacao occupe une place importante dans l’économie agricole mondiale et demeure, pour de nombreux pays en développement, une source essentielle des revenus d’exportation, d’emplois ruraux et de lutte contre la pauvreté.

«Le préambule de l’Accord international sur le cacao 2026 reconnaît expressément la contribution du secteur du cacao à la réduction de la pauvreté, à la réalisation des objectifs de développement durable et à la création des revenus décents, en particulier pour les petits producteurs».

Adopté à Genève le 13 février 2026 par la Conférence internationale

Sur le cacao, le nouvel Accord international sur le cacao estdestiné à succéder à l’Accord international sur le cacao de 2010.

Il vise à renforcer le secteur mondial du cacao, à favoriser son développement durable et à accroitre les avantages tirés de la filière pour l’ensemble des parties prenantes.

Il a notamment pour objectifs : la promotion de la coopération internationale au sein de l’économie cacaoyère mondiale, l’obtention des prix justes, l’assurance d’un revenu décentaux cacao culteurs, la promotion d’une économie cacaoyère durable sur les plans économique social et environnemental, ainsique l’encouragement de la transformation locale, de la transparence du marché et de l’investissement dans la chaîne de valeur cacao.

D’après le ministre sectoriel, l’autorisation parlementaire de ratification de cet Accord se justifie au regard de l’article 214 de la Constitution, aux termes du quel les traités de commerce, les traités et accords relatifs aux organisations internationales, ainsi que ceux qui engagent les finances publiques ou qui modifient des dispositions législatives, ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu’en vertud’une loi.

 


ACP / Provinces26rdc.com

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