Les dirigeants de l’Union européenne estiment que la crise énergétique liée au détroit d’Hormuz pourrait réunir les chocs de « 1973, 1979 et 2022 » en un seul, en termes d’impact potentiel sur l’économie mondiale, a déclaré le PM irlandais.
Le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, a déclaré vendredi qu’il existait « un important pessimisme » parmi les dirigeants des pays de l’Union européenne (UE) concernant l’impact potentiel de la guerre en Iran sur l’économie mondiale.
S’exprimant devant des journalistes au dernier jour du sommet informel de l’UE organisé par l’administration chypriote grecque, Martin a estimé que la crise énergétique liée au détroit d’Hormuz pourrait combiner les chocs de « 1973, 1979 et 2022 » en termes d’impact sur l’économie mondiale.
« Intervention après intervention », ces inquiétudes ont été exprimées lors d’un dîner de travail entre dirigeants des États membres, a indiqué le Premier ministre irlandais, selon la chaîne RTE.
Il a ajouté qu’il existait « un important pessimisme » sur la possibilité d’une détérioration prolongée du conflit. « La Commission européenne et d’autres estiment qu’il faut garder des fonds en réserve si la situation s’aggrave et se détériore », a-t-il précisé.
Le chef du gouvernement irlandais a souligné que les conséquences du choc pétrolier pourraient être de moyen à long terme. Les responsables du ministère irlandais des Finances estiment que, « même dans le pire des scénarios, la croissance continuerait », tout en avertissant que l’économie irlandaise « n’est pas à l’abri d’une révision à la baisse de la croissance ».
Martin a également exprimé des réserves sur la prolongation annoncée de la trêve entre Israël et le Liban, évoquant de précédentes « violations » des cessez-le-feu dans la région. « Je ne peux pas être trop confiant », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs affirmé que les relations de l’Europe avec Israël devaient être « examinées de près », évoquant ce qu’il considère comme des « comportements irresponsables et des attaques choquantes contre les infrastructures civiles ».
Enfin, le texte évoque des discussions diplomatiques impliquant les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’une situation de tension autour du détroit d’Hormuz et de ses conséquences sur les flux énergétiques mondiaux.
AA / Provinces26rdc.com
Laisser un commentaire