Le Président de la République démocratique du Congo a instruit plusieurs membres du Gouvernement, entre autres, les vices-Premiers ministres de l’Intérieur et de la Défense, de se joindre aux efforts du ministre des Mines pour mettre en place un dispositif coercitif contre l’exploitation minière illicite en RDC.
« Afin de renforcer cette dynamique et d’assurer une réponse à la hauteur des enjeux, le Président de la République a instruit le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux, la ministre de l’Environnement, de se joindre pleinement aux efforts du ministre de Mines, en vue de la mise en place d’un dispositif opérationnel et coercitif de lutte contre l’exploitation minière illicite », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias.
Ce dispositif, a-t-il indiqué, devrait intégrer la saisie systématique des engins utilisés dans ces exploitations illégales, la traçabilité et la sécurisation des sites concernés, ainsi que l’identification, la poursuite judiciaire et la sanction sans complaisance de tous les auteurs, co-auteurs, complices et réseaux de soutien. Il prévoit également la redistribution, dans un cadre légal et transparent, des équipements saisis au profit de structures congolaises qualifiées, engagées dans une exploitation responsable et conforme aux normes environnementales et sociales.
Le Président de la République, a indiqué le ministre Muyaya, est revenu avec la plus grande fermeté sur la nécessité de renforcer la gouvernance du secteur extractif et de mettre un terme définitif aux pratiques qui en compromettent gravement les retombées au profit de la Nation.
Il a, à cet égard, salué l’initiative du ministre des Mines, qui a déjà mis en place une commission mixte associant les autorités provinciales, l’administration minière ainsi que les forces de défense et de sécurité, en vue d’identifier les responsabilités et de proposer des mesures correctives appropriées.
Le Chef de l’État a déclaré avoir été saisi des informations concordantes faisant état de développements préoccupants liés à une exploitation minière anarchique et cavalière dans certaines parties du territoire national, notamment dans les territoires d’Aru et de Mahagi, en province de l’Ituri, ainsi que dans les provinces du Bas-Uele et du Maniema, menée en marge de tout cadre légal et réglementaire.
Ces activités, a rapporté le ministre de la Communication, se caractérisent par de graves atteintes à la dignité humaine, au respect de l’environnement et à l’autorité de l’État, à travers notamment la profanation de sépultures avec exhumation de restes humains, la destruction des terres agricoles et la pollution des nappes aquifères par l’usage de substances toxiques.
« Au-delà de ces violations, il s’agit d’une véritable spoliation organisée des ressources naturelles, opérée à grande échelle au moyen d’engins lourds pour l’extraction de l’or et d’autres minerais stratégiques, pour des valeurs s’élevant à plusieurs milliards de dollars par an, sans bénéfice pour le Trésor public ni pour les communautés locales », a déclaré Félix Tshisekedi, cité par le ministre Muyaya.
Pour le Président de la République, cette situation est inacceptable, dans la mesure où elle porte atteinte à la souveraineté économique du pays, compromet la soutenabilité de l’environnement et fragilise la cohésion sociale dans les zones concernées, a rapporté le porte-parole du Gouvernement.
Par ailleurs, le ministre des Mines a été invité à soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions concrètes visant à doter l’Inspection générale des mines de moyens humains, techniques et financiers nécessaires à l’accomplissement efficace de sa mission.
ACP/Provinces26rdc.com
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