RDC : Jean Thierry Monsenepwo accuse “ La CENCO de s’éloigner de sa mission pastorale et devenue un parti politique”

Ce mercredi 1 juillet 2026, l’ambassadeur et président du conseil d’administration Jean Thierry Monsenepwo a vivement critiqué la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qu’il accuse de s’éloigner de sa mission pastorale pour adopter une posture qu’il juge politique dans le débat national.

Selon lui, certaines prises de position publiques de l’Église catholique traduisent une forme d’engagement partisan contre les institutions de la République. « La CENCO est devenue un parti politique », a-t-il déclaré, estimant que le rôle spirituel de l’Église serait progressivement remplacé par une logique d’affrontement politique.

Dans ses propos, Jean Thierry Monsenepwo a directement cité plusieurs figures de la hiérarchie catholique, notamment le cardinal Fridolin Ambongo, Mgr Donatien Nshole et Mgr Fulgence Muteba. Il leur reproche une attitude qu’il considère comme hostile au pouvoir en place et alignée, selon lui, sur certaines positions politiques régionales. « Certains prélats ont choisi le terrain politique au détriment de leur mission spirituelle », a-t-il affirmé.

Il a également critiqué leur rôle dans les prises de parole publiques et les messages relayés par la CENCO, notamment lors des récentes commémorations du 30 juin. « Ce que nous avons entendu dans certains discours ressemble davantage à un message politique qu’à une homélie religieuse », a-t-il soutenu, évoquant une confusion entre la chaire religieuse et l’espace politique.

Monsenepwo est allé plus loin en accusant ces positions d’entretenir des tensions dans le pays. « Quand l’Église devient un acteur politique, elle contribue malheureusement à fragiliser la cohésion nationale », a-t-il déclaré, appelant les responsables religieux à la neutralité.

Sur le plan socio-économique, il a également établi un lien entre ces tensions et certaines réformes du pouvoir, notamment la gratuité de l’enseignement primaire. Selon lui, cette mesure aurait profondément modifié des équilibres anciens dans le secteur éducatif. « La gratuité de l’enseignement a bouleversé des intérêts établis depuis des décennies », a-t-il affirmé, estimant que cette réforme reste l’une des principales sources de crispation.

Il a toutefois défendu cette politique gouvernementale, qu’il considère comme un acquis majeur pour la population. « Des millions d’enfants ont retrouvé le chemin de l’école grâce à cette réforme historique », a-t-il souligné, saluant une avancée sociale importante.

Enfin, Jean Thierry Monsenepwo a appelé les Congolais à la vigilance face aux discours politiques et religieux qu’il juge excessivement polarisants. « Le peuple doit savoir distinguer la foi de la politique et rester attaché à la stabilité du pays », a-t-il conclu.

Il sied de noter que ces déclarations interviennent dans un climat de tensions récurrentes entre certaines autorités politiques et ecclésiastiques en République démocratique du Congo, marqué par des divergences sur la gouvernance, les réformes sociales et la gestion de la vie publique.

 

 

 

Provinces26rdc.com

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