RDC-Projets pétroliers : responsables et entreprises appelés au respect des procédures légales dans l’exploitation

Un appel au respect des procédures légales dans l’exploitation des projets pétroliers a été lancé jeudi aux entreprises et responsables du secteur, par une plateforme de la société civile, lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa en République démocratique du Congo(RDC).

‎« Toute décision relative à l’exploitation des ressources naturelles en RDC doit respecter les procédures légales applicables, faire l’objet d’un débat public et garantir le consentement libre, préalable et éclairé des communautés concernées », a déclaré Pascal Mirindi, coordonnateur de la plateforme  » la Coalition Stop Eacop « .

‎Tenue dans le cadre de la présentation d’une lettre ouverte adressée aux présidents de la RDC et de l’Ouganda, qui ambitionnent des projets pétroliers transfrontaliers, cette plateforme a également appelé les deux dirigeants à tenir compte des intérêts supérieurs des communautés.

‎« Les communautés vivant autour du lac Albert, lac Édouard et de la rivière semiliki doivent être pleinement informées et associées de manière significative à tout processus susceptible d’affecter leurs terres, leurs moyens de subsistance ou leur environnement », a dit le coordonnateur de cette plateforme citant le message de la lettre adressée aux deux présidents.

‎Il a indiqué que cette lettre vient à la suite de la rencontre officielle entre les deux chefs d’états et du communiqué conjoint publié le 11 mai dernier soulignant des avancées concernant des projets pétroliers entre les deux pays.

‎« Le communiqué conjoint publié à l’issue de votre rencontre fait également référence à des discussions sur la gestion des ressources naturelles transfrontalières (…) Cependant, aucune information détaillée n’a été rendue publique concernant la nature des engagements envisagés ni leurs implications potentielles pour les communautés concernées et les écosystèmes », a expliqué M. Mirindi faisant référence à la lettre.

‎« Ce manque de transparence est particulièrement préoccupante compte tenu de l’importance écologique et économique de ces territoires pour les populations locales » a fait savoir M. Mirindi, tout en invitant ces autorités à rendre public le contenu de ces accords de collaboration entre les deux pays pour plus de transparence.

Des recommandations

Les participants

‎Par ailleurs, cette plateforme de la société civile a recommandé aux autorités congolaises de renoncer si cela ne profite pas aux communautés,  à tout projet d’expansion ou de développement de nouvelles activités pétrolières dans le Graben Albertin à l’est de la RDC et les écosystèmes transfrontaliers du lac Albert, Édouard ainsi que de la rivière Semiliki. Aussi, à assurer la protection des écosystèmes fragiles de ces  endroits précités.

‎Enfin, cette plateforme s’est dit rester disponible pour tout dialogue ouvert, transparent et constructif sur l’avenir de ressources naturelles du pays.

‎Il sied de noter que la coalition Stop Eacop ainsi que la coalition Notre terre sans pétrole sont des structures de la société civile qui militent pour les droits de communautés et les respects de textes légaux de la République.

 

 

ACP/Provinces26rdc.com

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