Le Burundi participant activement aux hostilités ne peut pas être « médiateur » dans la crise congolaise, estime le coordonnateur adjoint de l’AFC-M23, Bertrand Bisimwa, qui désapprouve l’initiative du président Evariste Ndayishimiye qu’il considère comme complice de son homologue congolais Félix Tshisekedi.
La démarche du président burundais vise à trouver une solution négociée à la crise politico-sécuritaire qui sévit en République démocratique du Congo. Pour l’AFC-M23, il n’est pas question de cautioner l’initiative portée par une partie au conflit.
« Lorsque le médiateur s’avère être, lui-même, belligérant, pas la peine de perdre ni effort ni énergie à s’interroger sur la nature et l’orientation de sa médiation. La conclusion est toute faite et les parties sont, elles-mêmes, membres du palais », a réagi l’adjoint de Corneille Nangaa aux consultations lancées hier à Bujumbura
Le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a reçu lundi une délégation composée de responsables de partis politiques d’opposition et de leaders religieux de la République démocratique du Congo.
Les consultations, qui se sont tenues au palais présidentiel (Ntare Rushatsi House), visaient à aborder la crise politique et sécuritaire en RDC, notamment les récentes tensions liées aux velléités de changement constitutionnel.
Lors de ces échanges, Ndayishimiye a exhorté la classe politique congolaise à privilégier le dialogue et l’unité. Cette démarche diplomatique a suscité des réactions diverses, certains opposants comme José Makila rejetant la médiation burundaise.
Afriqu’actu / Provinces26rdc.com
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