La cour d’appel de Paris a rendu sa décision dans l’affaire des assistants des eurodéputés du Front national – rebaptisé Rassemblement national -, ce mardi 7 juillet. Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, et à 15 mois ferme d’inéligibilité qu’elle a déjà purgés après sa condamnation en première instance. Celle-ci peut donc en théorie se présenter à la présidentielle de 2027, mais elle devrait alors faire campagne sous bracelet, ce qu’elle a toujours refusé d’envisager.

Marine Le Pen a été condamnée mardi à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique. Elle est aussi condamnée à 15 mois ferme d’inéligibilité qu’elle a déjà purgés après sa condamnation en première instance. La cheffe de file de l’extrême droite française peut donc en théorie se présenter à l’élection présidentielle de 2027, mais celle-ci a conditionné sa candidature à l’absence de condamnation au port d’un bracelet. « Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements, et ça n’est pas le cas si vous êtes porteur d’un bracelet électronique », a-t-elle déclaré sur la chaîne LCI.
Marine Le Pen est jugée en même temps que onze autres personnes du parti. Elle avait été condamnée en première instance l’an dernier à cinq ans d’inéligibilité et quatre ans de prison, dont deux ans sous bracelet électronique, avec exécution immédiate pour détournement de fonds du Parlement européen.
Après ses échecs au second tour des présidentielles de 2017 et de 2022, Marine Le Pen est au firmament des sondages après une décennie de macronisme, couronnement d’années de stratégie de « dédiabolisation » du parti à la flamme.
L’ex-député européen FN Fernand Le Rachinel condamné à deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité
L’ex-député européen FN de 83 ans était poursuivi pour deux contrats présumés fictifs durant son mandat (2004-2009) alors qu’«aucun lien de subordination» n’existait entre lui et ses employés officiels.
Il avait été condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité. Ce mardi, la Cour d’appel de Paris a confirmé ce jugement pour les faits de détournement de fonds publics et le condamne à deux ans d’emprisonnement avec sursis, 15 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité.
Le président Emmanuel Macron affirme qu’un «président ne commente pas les décisions de justice»
Emmanuel Macron, en visite en Syrie, a refusé mardi de s’exprimer sur la réduction de la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen qui a ouvert la voie à sa potentielle candidature pour l’élection présidentielle de 2027. «Ce qui est sain pour la démocratie, c’est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice, donc je vais m’en tenir à cette grammaire, qui plus est à l’étranger», a-t-il dit, questionné à ce sujet lors d’une conférence de presse avec le président syrien Ahmed al-Charaa.
Marine Le Pen «a bénéficié d’une grande mansuétude», estime l’Écologiste Marine Tondelier
Marine Le Pen « a bénéficié d’une grande mansuétude » de la part de la justice, « notamment en passant aussi rapidement en appel », a estimé la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier, pour qui « les restrictions du bracelet électronique » semblent « peu compatibles avec une campagne présidentielle ». « Comme je ne suis pas au RN, je respecte cette décision de justice et je me garderais bien de critiquer les juges ». Mais la leader du RN « est une privilégiée », qui « a eu droit à un traitement de faveur par rapport aux justiciables ordinaires », estime Mme Tondelier, élue du Pas-de-Calais.
L’avocat de Marine Le Pen se dit «partiellement» satisfait de la décision
L’avocat de Marine Le Pen, condamnée en appel mardi au procès des assistants d’eurodéputés RN mais éligible à la présidentielle de 2027, s’est dit « partiellement » satisfait après l’annonce de la décision. « Nous notons une inflexion considérable sur les peines, notamment sur la peine d’inéligibilité qui pour nous est un point extrêmement important, d’autant qu’il a été accompagné de mention par la présidente sur la liberté pour les électeurs d’avoir un candidat. Maintenant, nous réfléchissons à l’ensemble de la décision », a commenté Me Rodolphe Bosselut, à l’issue de l’audience.
Les 15 mois d’inéligibilité de Marine Le Pen au cœur de la décision de la Cour d’appel
La cour d’appel de Paris a indiqué en préambule de la lecture de la décision que, si les faits reprochés sont « graves », les peines d’inéligibilité prononcées ont été pondérées par « la liberté des candidatures » et « le libre choix des électeurs, condition de l’expression démocratique ».
Le bracelet électronique en question. La condamnation de Marine Le Pen est assortie d’une peine de trois ans de prison, dont deux avec sursis, et un an ferme aménageable sous bracelet électronique. Marine Le Pen s’est beaucoup exprimée en amont de ce procès, et elle a dit et redit plusieurs fois qu’elle ne prendrait pas le risque de se présenter en portant ce fameux bracelet électronique, rappelle Raphaël Delvolvé, du service politique de RFI.
De cinq ans à quinze mois d’inéligibilité. Toutefois, il y a un revirement assez spectaculaire aujourd’hui : on est passé de cinq ans d’inéligibilité à quinze mois. Ce pourrait lui permettre de se présenter à la présidentielle 2027 sur le papier. Alors, est-ce qu’elle va changer d’avis ? On va le savoir ça dans les toutes prochaines heures.
Personne au RN ne parlera avant Marine Le Pen. Au siège du Rassemblement national, il y a une réunion d’urgence qui est prévue en tout petit comité tout l’après-midi Marine Le Pen doit s’exprimer ensuite, au 20 heures de TF1 : il y a un mot d’ordre qui circule au sein du parti : personne n’a le droit de parler avant Marine Le Pen. C’est donc passé 20 heures, heure de Paris, que l’on saura ce qu’elle décide finalement de faire. Marine Le Pen peut, rappelons-le, a priori se présenter à l’élection présidentielle après cette audience.
Après sa condamnation, Marine Le Pen quitte le palais de justice de Paris sans une déclaration
Marine Le Pen, condamnée en appel au procès des assistants d’eurodéputés RN mais éligible à la présidentielle de 2027, a quitté le palais de justice sans faire de déclaration après l’annonce de la décision. La députée RN, qui doit s’exprimer cemardi soir au JT de 20 heures de TF1, s’est entretenue avec ses avocats avant de quitter le palais de justice de l’île de la Cité, à Paris.
Le maire de Perpignan Louis Aliot condamné à un an de prison et deux ans d’inéligibilité avec sursis
Le maire de Perpignan, Louis Aliot, a été condamné à un an de prison et deux ans d’inéligibilité avec sursis, ce qui lui permet de conserver sa mairie à la tête de laquelle il a été reconduit en mars dernier.
Marine Le Pen condamnée à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, et 15 mois d’inéligibilité
Marine Le Pen a été condamnée mardi 7 juillet à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique. Elle a été condamnée mardi à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 avec sursis. Marine Le Pen peut a priori être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d’appel de Paris l’a aussi condamnée à un an de bracelet électronique. La cheffe de file de l’extrême droite avait conditionné sa candidature à l’absence de condamnation au port d’un bracelet. Elle doit s’exprimer au journal de 20 heures de TF1.
La patronne du RN a été reconnue coupable des infractions de détournements de fonds publics européens, en sa qualité d’eurodéputée, et de complicité de détournements de fonds publics, au titre de présidente du parti. Elle devra aussi s’acquitter d’une amende de 100 000 euros. Le RN a été condamné à deux millions d’euros d’amende, dont un million avec sursis.
L’audience est ouverte
L’audience de délibéré dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national s’est ouverte à 13 h 30 à la cour d’appel de Paris. Cette décision pourrait empêcher une quatrième candidature consécutive de Marine Le Pen à l’élection présidentielle.
Marine Le Pen est arrivée au palais de justice pour l’annonce de la décision
Marine Le Pen est arrivée mardi peu avant 13 h 15 au palais de justice de Paris où doit être annoncée la décision en appel au procès des eurodéputés du RN, décisive pour son avenir politique, ont constaté des journalistes de l’AFP. La députée RN, vêtue d’une veste rose pâle, d’un haut blanc et d’un pantalon noir, a glissé « ça va, ça va » à un interlocuteur qui lui demandait comment elle allait à son entrée dans la salle d’audience. À 13 h 30 doit commencer la lecture de la décision, qui pourrait l’empêcher de concourir à l’élection présidentielle de 2027.
Si Marine Le Pen était empêchée de se présenter à la présidentielle 2027, ce serait « le signe d’une crise de la démocratie », selon Laurent Wauquiez
Le patron des députés Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez a affirmé mardi que si Marine Le Pen était empêchée par la justice de se présenter à la présidentielle en 2027, ce serait « le signe d’une crise de la démocratie ». Le député de Haute-Loire a estimé sur Europe 1 et CNews, quelques heures avant la décision de la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires du parti lepéniste, que « les débats politiques doivent être tranchés sur le terrain politique et pas sur le terrain judiciaire ». À l’inverse, le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a jugé au même moment sur BFMTV/RMC que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus des lois ».
Le destin politique de Marine Le Pen entre les mains de la justice
Le Rassemblement national (RN) est à la croisée des chemins, à quelques heures du jugement de la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national (FN). Un arrêt décisif pour Marine Le Pen puisque la leader d’extrême droite pourrait très bien être privée de sa quatrième candidature à la présidentielle.

Le destin politique de Marine Le Pen entre les mains de la justice
Le Rassemblement national (RN) est à la croisée des chemins, à quelques heures du jugement de la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national (FN). Un arrêt décisif…
rfi / Provinces26rdc.com
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