Le bilan du naufrage du ferry MV Barima, survenu dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 juillet au nord-ouest du Guyana, est dorénavant d’au moins 27 morts, 69 rescapés et 83 disparus, a annoncé le premier ministre guyanien, Mark Phillips, lors d’une conférence de presse.
Selon le « dernier rapport » disponible, 83 personnes n’ont toujours pas été retrouvées et sont considérées comme portées disparues, a ajouté le premier ministre de ce petit pays anglophone d’Amérique du Sud.
« Nous gardons espoir qu’il y ait encore des personnes en vie et, par conséquent, nous poursuivons nos opérations de recherche et de secours », a assuré Mark Phillips.
Le manifeste des passagers n’était pas fiable
Le premier ministre est également revenu sur le nombre de personnes à bord au moment du naufrage, 179 selon lui, qui ne correspondait aux 133 inscrites sur le manifeste des personnes à bord.
« Nous avons réduit la marge d’incertitude concernant ce nombre, grâce au travail réalisé par l’équipe qui a été mise sur pied. Ils ont recueilli beaucoup d’informations (…) au moment du chargement du bateau » et « c’est ce qui nous a permis de ramener ce chiffre à 179 », a-t-il ajouté.
Le ministre des travaux publics, Juan Edghill, s’était dit « indigné » en découvrant que la liste des passagers du MV Barima ne reflétait pas « fidèlement » le nombre de personnes à bord. Il avait par ailleurs appelé les personnes ayant des proches à bord à prendre contact avec les autorités, pour les aider à établir une liste réelle du nombre de passagers.
M. Phillips a souligné qu’une équipe d’une quinzaine de plongeurs militaires français, venus de Guyane française, étaient sur place et que des appareils de compagnies pétrolières étaient utilisés dans les opérations de recherche.
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La zone de recherche a été étendue, depuis le début du drame, et des pêcheurs locaux se sont joints aux opérations. Le ferry Barima était parti de la capitale, Georgetown, dans la nuit de samedi à dimanche, et devait emprunter la mer avant de remonter un cours d’eau pour atteindre Port Kaituma, situé en pleine forêt tropicale, dans l’Essequibo, région revendiquée par le Venezuela.
Renversé par « une grosse vague »
« Nous dormions tous » quand le bateau a chaviré, a affirmé Wayne Kitson, un survivant de 18 ans. Le Barima a été renversé par « une grosse vague », a précisé M. Edghill.
Construit en 1939, selon le site VesselFinder, « le MV Barima a été mis en cale sèche pour la dernière fois en 2024 et reste conforme à son cycle de radoub obligatoire. Le navire fonctionne également avec de nouveaux moteurs et effectue environ trois à quatre voyages par mois vers Port Kaituma », assure un communiqué du gouvernement.
Le premier ministre du Guyana, Mark Phillips, a promis l’ouverture d’une enquête sur tous les événements concernant le naufrage depuis le chargement du bateau, en soulignant que deux membres d’équipage avaient été testés positifs au cannabis.
L’Essequibo, territoire de 160 000 kilomètres carrés, riche en pétrole, est administré par le Guyana depuis plus d’un siècle. Il se trouve au cœur d’un différend avec le Venezuela, les deux pays s’opposant sur le tracé de leur frontière commune.
AFP / Le Monde / Provinces26rdc.com
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