La tenue d’un dialogue réunissant les acteurs de la République démocratique du Congo autour d’une même table permettra d’affaiblir le Rwanda, qui n’aura plus de prétexte pour alimenter l’insécurité dans l’Est du pays, selon une actrice politique mardi à l’ACP.
« Nous savons que si tous les acteurs se mettent autour d’une table, le Rwanda qui est en train de nous gêner, n’aura plus de prétexte à pouvoir traiter avec un quelconque Congolais pour que nous puissions nous retrouver encore dans une situation d’insécurité, une situation de manque de paix », a déclaré Ernestine Nyoka, présidente nationale du Congrès des patriotes démocrates (CPD), parti politique membre de la coalition Article 64 (C64).
Elle a, à cette occasion, appelé les acteurs politiques et sociaux à prendre en compte la souffrance des populations de l’Est de la RDC.
« Pensons à nos frères et sœurs, nos mamans, nos enfants, qui à l’Est du pays sont en train de vivre une situation très préoccupante. Nous responsabilisons le chef de l’État en attendant l’ordonnance qui convoquera le dialogue », a indiqué l’ancienne vice-ministre du Budget.
Le report de la marche expliqué par l’appel des confessions religieuses
La présidente du CPD a également expliqué les raisons du report de la marche de la coalition Article 64, initialement prévue le 22 juillet 2026.
« Cette décision fait suite à l’appel lancé par les confessions religieuses, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (ECC), qui ont sollicité la suspension de cette mobilisation en attendant des signaux positifs de la part du chef de l’État », a fait savoir Mme Nyoka.
« Nous avons accepté l’appel et l’invitation de la Cenco et de l’ECC. Nos pères spirituels nous ont invités et nous ont appelé à surseoir la marche en attendant que les signaux positifs puissent être donnés par le Président, parce qu’ils ont été reçus par le chef de l’État, ils ont eu des contacts sérieux et ont été reçus par le président de l’Union africaine qui a donné aussi un certain nombre de recommandations », a-t-elle expliqué.
D’après Ernestine Nyoka, la coalition attend désormais la matérialisation du dialogue national inclusif à travers une ordonnance présidentielle précisant son organisation, les participants ainsi que le contenu des travaux.
« Il nous a été demandé de surseoir et d’attendre la concrétisation de la démarche qui consiste à convoquer et matérialiser le dialogue national inclusif par le chef de l’État. Il faut une ordonnance qui organise ce dialogue, les participants et le contenu », a fait savoir l’ancienne vice-ministre du Budget.
La coalition Article 64 avait décidé, lundi 20 juillet 2026, de reporter sa marche prévue le 22 juillet, à l’issue d’une rencontre avec les confessions religieuses ECC-Cenco.
ACP/Provinces26rdc.com
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