RDC-FARDC-M23 : les combats s’intensifient à Walungu

Les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la rébellion de l’AFC/M23 persistent dans l’est du pays, particulièrement dans la province du Sud-Kivu. Des combats intenses se déroulent notamment dans le territoire de Walungu.

Dans la localité de Luntukulu, à environ 75 km de la ville de Bukavu, l’armée congolaise appuyée par les Wazalendo ont repoussé jeudi l’assaut du M23 soutenu par l’armée rwandaise. Selon les sources locales, ces combats ont causé d’importants dégâts matériels.

L’escalade est signalée également à Minembwe. Dans un communiqué, l’AFC-M23 a accusé les FARDC d’avoir attaqué ses positions dans les villages de Rugezi, Nyaruhinga et Mukoko « à l’aide de mortiers de 82 mm, de drones kamikazes et KT-6 ».

La rébellion a appelé la communauté internationale à ne pas banaliser ces attaques qui, selon elle, sont menées avec le « soutien politique, diplomatique et matériel de certains États et de certaines sociétés militaires privées ».

Les Forces armées de la République démocratique du Congo affichent une détermination constante à défendre l’intégrité du territoire national. Face à l’AFC-M23 appuyée par les troupes rwandaises, les FARDC maintiennent leurs opérations malgré un terrain complexe et des pourparlers de paix intermittents.

Les violations des droits humains en hausse de 33 % en juin

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La situation des droits humains s’est dégradée en République démocratique du Congo en juin 2026. Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) indique avoir documenté 657 violations et atteintes aux droits humains, affectant au moins 1 187 victimes. Ce nombre représente une hausse de 33 % par rapport au mois de mai.

Les provinces touchées par les conflits concentrent l’essentiel des cas, avec 574 violations recensées, contre 83 dans les provinces non affectées. L’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu figurent parmi les provinces les plus concernées, notamment en raison de la persistance des attaques des groupes armés contre les civils.

Le BCNUDH a également documenté 46 cas de violences sexuelles liées aux conflits, ayant fait 73 victimes, dont 56 femmes, 15 filles et deux hommes. Le Nord-Kivu concentre à lui seul 73 % des victimes. Les groupes armés sont tenus responsables de 77 % des cas recensés. L’AFC/M23 est notamment cité dans des violences ayant affecté 34 victimes.

L’espace civique a aussi connu une dégradation. Le BCNUDH rapporte 17 violations ayant fait 68 victimes en juin, contre six violations et 22 victimes en mai. Cette augmentation est notamment attribuée à la répression de manifestations liées au projet de changement de la Constitution. Sept cas de protection individuelle concernant notamment des défenseurs des droits humains et des journalistes ont également été enregistrés.

Sur le plan judiciaire, des poursuites ont été engagées contre 11 militaires des FARDC et un membre d’un groupe Wazalendo. Cinq personnes, dont quatre militaires et un combattant Wazalendo, ont été condamnées à mort.

Le BCNUDH indique enfin avoir contribué à la protection judiciaire de 102 victimes et témoins


Afriqu’actu / Provinces26rdc.com

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