Le ministre des Sports, Didier Budimbu, a réagi samedi 19 septembre à la mort de Miguel Masaisai, cycliste congolais engagé dans le périple « Pedals for Peace ». Dans un message publié sur son compte X, il dit regretter la disparition de ce jeune qui parcourait plusieurs pays à vélo pour porter un message de paix et d’unité.
Miguel Masaisai est décédé vendredi dans un accident de la circulation à Kabos, à environ 9 kilomètres de Ntam, à la frontière entre la République du Congo et le Cameroun.
Dans son message, le ministre des Sports salue l’engagement du jeune cycliste et présente ses condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à la communauté sportive congolaise.
« À travers “Pedals for Peace”, il pédalait avec courage pour porter l’espoir et la paix à nos frères et sœurs de l’Est de la RDC ».
Didier Budimbu estime que son engagement en faveur de la paix continuera d’inspirer les Congolais.
L’initiateur de « Pedals for Peace » (Pédaler pour la paix) est décédé ce vendredi au Congo-Brazzaville, alors qu’il se dirigeait vers la frontière camerounaise, rapporte ce samedi 19 septembre, Nayikasila Ngalulaka Liuciana, président de la communauté congolaise de la RDC dans le département de la Sangha, à Ouesso, au Congo Brazzaville.
Selon son témoignage, Miguel et les personnes qui l’accompagnaient se dirigeaient vers Kabos, pour entrer à Ntam, à la frontière entre la République du Congo et le Cameroun. En cours de route, ils ont croisé un véhicule de la société CEFIR transportant des grumes.
« Comme il avait plu, le conducteur du véhicule qu’ils avaient pris à Ouesso a malheureusement perdu le contrôle. Le véhicule a alors percuté le camion qui transportait les grumes. Quatre personnes sont mortes dans cet accident : une femme et trois hommes. Devant eux, il y avait un gros véhicule qu’ils voulaient dépasser. C’est à ce moment-là qu’il y a eu collision. Un engin a ensuite été utilisé pour déplacer le véhicule et les sortir de dessous les grumes », témoigne Nayikasila Ngalulaka.
Il précise s’être rendu à la morgue de Ouesso dès 14 heures vendredi, au moment où l’accident s’est produit. Les victimes y sont arrivées à 23 h 07.
« J’ai récupéré plusieurs effets appartenant à Miguel Massaisai, notamment son vélo, ses babouches et sa carte photo », précise-t-il.
D’autres sources contactées à Brazzaville confirment également la mort du jeune cycliste et l’accident. Selon ces sources, Miguel Massaisai avait auparavant connu une panne de vélo et avait sollicité l’aide d’un conducteur de taxi pour se rendre dans un endroit où réparer son vélo et poursuivre son périple.
Le taxi, qui transportait également deux autres passagers, a ensuite été impliqué dans un accident. Les quatre occupants, dont le chauffeur, ont péri, selon ces mêmes sources. Ces sources ne donnent pas davantage de précisions sur les circonstances de l’accident.
À Mbuji-Mayi, les jeunes se souviennent de leur modèle
Le passage de Miguel Masaisai au Kasaï Oriental avait marqué plusieurs jeunes de Mbuji-Mayi. Certains l’avaient accompagné sur une partie de son itinéraire et se disent aujourd’hui profondément touchés par sa disparition.
Justin Kadima se rappelle notamment du message que portait le cycliste : « Il nous a profondément marqués à Mbuji-Mayi, en particulier la jeunesse. Il portait un message de paix, de dignité et d’espoir. Miguel a incarné le courage de croire en ses rêves et surtout de transformer une conviction en action. »
Il affirme que les jeunes de Mbuji-Mayi souhaitent continuer à faire vivre ce message.
« Son passage nous laisse une responsabilité, nous en tant que jeunes. Nous allons continuer à faire vivre le message de paix, de dignité et de cohésion nationale qu’il portait. »
Mukendi Kendji, qui avait accueilli et logé Miguel Masaisai lors de son passage dans la ville, garde également le souvenir d’un jeune très déterminé.
« Miguel est parti, mais le message qu’il a semé parmi nous, les jeunes de Mbuji-Mayi, doit continuer à vivre. »
Pour Bijoux Binyanga, cette disparition est particulièrement douloureuse pour une jeunesse qui voyait en lui un modèle.
« Ce n’est pas une bonne nouvelle. Et surtout pour nous les jeunes, ça nous choque un peu plus car c’est un jeune qui avait beaucoup d’ambition et il n’est pas arrivé à destination. »
Un périple de Goma à Rabat
Le jeune cycliste originaire Goma au Nord-Kivu, avait lancé « Pedals for Peace » en 2025, pour promouvoir la paix, l’unité et la cohésion nationale. Parti de Goma, il avait traversé plusieurs provinces de la RDC avant de poursuivre son itinéraire au Congo-Brazzaville, avec pour destination finale Rabat, au Maroc.
Dans le cadre de son initiative, il avait déjà rallié Goma et Le Cap, en Afrique du Sud, au cours d’un précédent périple.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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