Pour la première fois de son histoire, le Tribunal arbitral du sport doit trancher l’issue d’une Coupe d’Afrique des nations. À Lausanne ce jeudi, le Sénégal et le Maroc rejoueront la finale sur le terrain du droit, après le forfait infligé au premier par la CAF et l’attribution de la Coupe au second. Trois issues sont possibles : confirmation du forfait, nouvelle décision du TAS ou renvoi du dossier à la CAF.
Maroc-Sénégal, acte III ce jeudi 8 octobre en Suisse. Neuf mois après une finale de CAN 2025 terminée dans la confusion à Rabat, sept mois après le retrait du titre par la CAF, les deux sélections se retrouvent, cette fois, devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. En jeu : le nom officiel du vainqueur de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations.
En mars, la Confédération africaine de football (CAF) avait déclaré le Sénégal perdant par forfait, attribuant un succès 3–0 au Maroc. Motif : les Lions de la Teranga avaient quitté le terrain pour protester contre un penalty accordé aux Marocains, avant de revenir en jeu et finalement s’imposer en prolongation grâce à un but de Pape Guèye. Ce retour sur la pelouse n’a pas empêché la sanction administrative, que la Fédération sénégalaise conteste aujourd’hui devant la justice sportive.
Sur RFI, la ministre sénégalaise des Sports, Djirèye Clotilde Coly, affichait sa confiance à quelques jours du rendez-vous devant le TAS :« Le tribunal tranchera. Ce qui est sûr, c’est que le Sénégal a bien préparé son dossier. Je n’ai à ce stade ni doute, ni peur. Nous attendons la décision du tribunal. »
À Lausanne, trois scénarios sont désormais sur la table : le TAS peut confirmer la décision de la CAF et maintenir le forfait du Sénégal (3–0 pour le Maroc), remplacer cette décision par sa propre solution en validant le résultat initial du match, ou annuler la décision et renvoyer le dossier à la CAF pour qu’elle statue à nouveau.
Ce jeudi 8 octobre, à partir de 9h30 (07h 30 TU), les représentants du Sénégal et du Maroc seront auditionnés par un panel de trois arbitres : un Français, qui préside la formation, assisté d’un Italien et d’un Allemand, tous spécialistes du droit du sport. La CAF sera également présente. L’audience se tiendra à huis clos, aucune des parties n’ayant demandé la publicité des débats.
Au terme de cette matinée d’arguments et de contre-arguments, le TAS mettra l’affaire en délibéré. Le verdict ne devrait pas être rendu immédiatement. Il faudra donc prendre son mal en patience pour enfin connaître le nom du vainqueur de la 35e édition de la CAN.
rfi / Provinces26rdc.com
Laisser un commentaire