Une meilleure traçabilité des produits agricoles d’exportation permettrait à l’État congolais de disposer de statistiques plus fiables sur la production, la commercialisation, la transformation locale et les exportations. Les acteurs du secteur agricole ont dressé ce constat lundi 5 octobre 2026 à Beni, (Nord-Kivu) au cours d’un atelier d’évaluation organisé quatre ans après le lancement du projet de traçabilité des produits agricoles.
Selon les participants, ce mécanisme devrait renforcer la transparence dans la chaîne de valeur agricole et améliorer le suivi des produits destinés aux marchés internationaux.
Pour Serge Kambale, l’un des acteurs du secteur agricole, une bonne traçabilité permettrait notamment de déterminer les quantités réellement produites, celles transformées localement, commercialisées ou exportées.
« La bonne traçabilité permet à l’État de comprendre ses vraies statistiques en termes de production, en termes de commercialisation, en termes de transformation, car on sait identifier que voilà, nous avons produit autant de tonnes, nous avons transformé localement autant de tonnes et nous avons exporté autant de tonnes », explique Serge Kambale.
Mieux positionner les produits congolais
D’après Serge Kambale, la disponibilité de données précises constitue également un enjeu pour le positionnement de la RDC sur les marchés régional et international, notamment en ce qui concerne le cacao.
Il estime que les ambitions du pays en matière de production doivent s’accompagner d’une meilleure déclaration des quantités produites, commercialisées et transformées localement.
« Cette traçabilité nous permettra vraiment de nous propulser très loin sur le plan de l’échiquier international et sur le plan régional, parce que nous avons d’autres pays aussi qui produisent et qui exportent notre produit sous leurs labels », indique-t-il.
Il cite notamment l’exemple des produits exportés vers l’Ouganda. Une bonne traçabilité permettrait, selon lui, d’identifier dans les statistiques les quantités provenant effectivement de la RDC.
Café, cacao et vanille concernés
L’évaluation menée à Beni a concerné plusieurs produits agricoles d’exportation, notamment le café, le cacao et la vanille, ainsi que d’autres cultures de rente.
Ces produits sont exportés chaque mois en grandes quantités vers les marchés internationaux. L’amélioration de leur traçabilité devrait ainsi permettre de mieux documenter leurs quantités exactes et les différentes étapes allant de la production à l’exportation, en passant par la commercialisation et la transformation locale.
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