RDC : Une véritable claque de Sesanga contre Atundu

Une véritable claque de Sesanga contre Atundu et sa plateforme. Depuis que le G13 s’est lancé dans la recherche du consensus électoral, le camp Kabila s’oppose à la démarche. Il rejette totalement le schéma des 13 jusqu’à qualifier leur cahier des charges, de simple imposture à la recherche de l’instauration d’un régime d’exception cher à Lamuka et à certaines églises en vue d’entamer un nouveau cycle des négociations politiques avec comme finalité, la remise en cause du régime démocratique mis en place à la suite de la victoire électorale du président, Félix Tshisekedi.

Pour l’ancien porte-parole de la défunte Majorité présidentielle, « l’initiative du groupe des 13 a tout l’air d’un cadeau empoisonné, une imposture populiste pour déligitimer les animateurs démocratiquement élus et les institutions légalement installées, afin de réaliser leur projet du régime d’exception avec la participation de tous les animateurs politiques qui n’avaient pu receuillir les voix du peuple ».

« Pourquoi les députés membres de cette coalition conjoncturelle n’ont-ils pas déposé une proposition de loi de réforme de la CENI en bonne et due forme », ajoute Atundu.

A cette préoccupation d’Atundu et sa famille politique, un cadre de l’Envol rappelle que son parti avait déposé depuis le 19 aout 2019, sa proposition de loi portant sur la révision de quelques articles de la constitution. Jusqu’aujourd’hui, elle n’a jamais été inscrite à l’ordre du jour par le Bureau Mabunda.

Il y a aussi la proposition du député national Christophe Lutundula déposée depuis le jeudi 8 août sur la modification de la loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la réforme du système électoral de la RDC. Jamais inscrite à l’ordre du jour aussi.

Delly Sesanga estime que la Constitution de 2006 a montré ses limites. D’ailleurs, il a toujours insisté que les réalités politiques et sociologiques actuelles imposent absolument une révision constitutionnelle.

En lisant le texte Sesanga, on sent l’ambition, l’intelligence, la capacité et le courage d’apporter avec finesse des reformes pertinentes pour corriger les lacunes mieux les limites de l’actuelle constitution en déphasage avec les réalités du moment, après deux cycles électoraux chaotiques.

La proposition de l’Envol cible une trentaine d’articles. Mais les deux articles phares portent sur le retour de la présidentielle à deux tours et sur la bi-nationalité en lieu et place de l’exclusivité.

Au même moment, la démarche de Sesanga vise à renforcer les articles intangibles de la Constitution. Il veut protéger solidement l’article 220 relatif au nombre des mandats présidentiels et à leur durée.
Atundu recadré

Dans un tweet, le député Delly Sesanga a recadré proprement Alain Atundu sans le citer, moins encore sans faire allusion à sa famille politique.

Le leader de l’Envol rappelle que « l’imposture, c’est dans le déni de la crise en attendant de négocier le sang des innocents comme en 2006, 2011 et 2018 ». Donc, les 13 sont clairs. Il faut éviter que le sang des congolais coulent pour obtenir un consensus politique.

A contrario, ils sont convaincus qu’il y a un camp politique qui n’avance ses pions qu’après d’énormes dégâts. En 2006, en 2011 et en 2018, les donneurs de leçons d’aujourd’hui ont fait payer un lourd tribut à la République.

« Doit-on continuer sur cette logique suicidaire ? »Non, tranche Sesanga qui pense qu’on peut gagner par la paix un consensus que de l’obtenir par des casses, la violence et le sang.

« L’initiative des 13 pour un consensus sur les réformes électorales est une marque de responsabilité face aux défis réels de notre démocratie », a précisé Sesanga.

Début juillet 2019 aux travaux du Bureau politique national de l’Envol avait, l’élu de Luiza avait déjà donné le ton sur les réformes à engager après le chaos électoral de 2018. Devant les cadres de son parti, Delly Sesanga avait insisté sur les réformes fortes à engager. Et face à ces réformes, il fallait, disait-il, rester ferme sur certaines lignes, anticiper et non agir en dernière minute.

« Les acquis pour lesquels nous nous sommes battus, pour lesquels nous avons été gazé, nous n’allons jamais les balancer. Par contre, c’est maintenant mais pas demain qu’on doit engager la réflexion, le débat parce que généralement dans notre pays, nous avons des montres mais nous pensons que le temps nous appartient. Non, le temps ne nous appartient pas. On se réveille à la veille des élections pour faire des réformes importantes. On a révisé la constitution pour supprimer les deux tours de la présidentielle à quelques mois de l’élection présidentielle. Envol avait proposé la loi électorale en 2012 mais on ne l’a pu examiner qu’en 2015, parce que nous pensons que le temps nous appartient »‘, avait-il déclaré.

Ainsi, Delly Sesanga interpelle l’ensemble de la classe politique pour qu’un vrai débat soit engagé sur les questions de société, sur les réformes électorales afin que l’avenir soit différent d’hier.


Ouragan Fm /provinces26rdc.net

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