Environ 60 historiens belges et congolais et d’autres scientifiques mettent en question le choix des experts faits par les députés pour assister la commission spéciale de la Chambre qui doit se pencher sur le passé colonial de la Belgique. Ils s’expriment dans une carte blanche dans De Standaard et Le Soir.
« Il nous parait étrange que, contrairement au projet initialement prévu, la commission (dite « Congo) ait amalgamé des historiens de la question coloniale à des avocats, des représentants d’associations de la diaspora congolaise ou d’institutions chargées de questions sociales contemporaines », expliquent les signataires de la carte blanche.
Les scientiques se posent la question comment ont peut débattre sur le passé colonial pour arriver à une réconciliation sans connaître les conclusions précises du rapport des historiens sur ledit passé.
Les signataires du texte ne comprennent pas pourquoi on n’a pas fait appel aux historiens de l’AfrikaMuseum (Tervueren) ou aux Archives générales du Royaume. Ils constatent aussi l’absence d’historiens congolais, rwandais et burundais et des spécialistes de l’Académie royale des Sciences d’Outremer (ARSOM).
Selon les signataires il faudrait confier la recherche historique sur le passé colonial à un groupe indépendant, composé de membres proposés par les milieux académiques belges et les universités congolaises, rwandaises et burundaises. Un tel groupe indépendant pourrait répondre à des questions précises en lui accordant suffisamment de temps.
Le volet historique ne peut pas être mélangé au débat politique sur le racisme et la gestion du patrimoine colonial.
Toujours selon les historiens, une commission de réconciliation peut avoir du sens, pourvu qu’on la sépare de la recherche historique.
Congo Forum /provinces26rdc.net
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