Face aux menaces sécuritaires persistantes à l’Est du Pays, le Commissaire National des Droits de l’Homme Fernandez Murhola, Breveté en Défense et Stratégies de Résilience à la plus Haute Académie Militaire de l’Afrique Centrale, prie instamment le Chef de l’Etat et Commandant Suprême des FARDC et de la PNC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de tout mettre en oeuvre pour doter en urgence la République démocratique du Congo d’une loi de Programmation Militaire.

Cet Instrument Juridique permettra à la RDC d’adapter ses Forces Armées aux nouvelles contingences sécuritaires dans notre contexte de plus en plus marqué par des guerres asymétriques ainsi que des conflits armés tributaires de la présence sur le sol congolais de plusieurs groupes armés endogènes et exogènes qui ont paralysé la paix dans la partie orientale de la RDC depuis plus de 20 ans déjà !
Cette loi de Programmation Militaire devrait couvrir la période allant de 2021 à 2026 et permettra ainsi à la RDC de planifier sur plusieurs années le montant et l’affectation des crédits ouverts en dépenses militaires comme l’achat des matériels de guerre et équipements militaires, le renforcement des capacités d’intervention rapide du personnel militaire ainsi que la mise en oeuvre des actions civilo-militaires notamment en mettant l’accent sur les priorités opérationnelles et les choix capacitaires essentiels.
L’adoption et la promulgation d’une telle Loi devra être un message fort du Chef de L’Etat envoyé aux Hommes et Femmes engagés jours et nuits sur le terrain des opérations pour défendre l’intégrité du Territoire et la Sécurité de la Nation, souvent au péril de leur vie.
Cette Loi devra fixer les orientations relatives à la Politique Nationale de Défense et tracer une trajectoire de programmation des moyens militaires pour la période allant de 2021 à 2026, les traduit en besoins financiers et ressources budgétaires à travers une programmation pluriannuelle des dépenses que l’Etat Congolais consacre à ses Forces Armées, car estimons que le principe d’annualité budgétaire est incompatible avec la nécessaire programmation à long terme de certaines dépenses, en particulier les Dépenses Militaires.
Compte tenu du principe d’annualité budgétaire et de la primauté des lois des finances sur les engagements pluriannuels de l’Etat congolais, la mise en oeuvre des lois de Programmation Militaire en RDC est subordonnée à la transposition de celles-ci dans les Lois annuelles des Finances, or cette transposition est difficile notamment pour des raisons techniques liées à la durée de plus en plus longue des programmes d’armement.
Voilà pourquoi, l’effectivité d’une loi de Programmation Militaire en RDC contribuera beaucoup à/au :
1) Renforcer les capacités opérationnelles de nos deux chaînes de commandement (Mise en Condition et Mise en Œuvre) pour mieux concilier les principes de Commandement des FARDC ;
2) Recrutement annuel de 12 à 15.000 Jeunes recrus au sein des unités combattantes des FARDC en vue du rajeunissement de notre Armée ;
3) Mettre en place en RDC une Industrie Nationale de fabrication des armes et de production d’équipements militaires ;
4) l’Externalisation des Services des FARDC notamment dans les Missions Africaines et Onusiennes de maintien de la Paix ;
5) Promouvoir une Autonomie Stratégique de la RDC dans l’équipement des FARDC et de la PNC en vue d’une RDC Résiliente ;
6) Neutraliser tous les Groupes Armés Étrangers et Congolais à l’Est du Pays, notamment en Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu ;
7) Doter la RDC d’une Armée forte, dissuasive et moderne, capable de contrôler en tout temps nos Frontières terrestres, liquides et aériennes ;
8) Renforcer la Politique Nationale de la Défense ;
9) Permettre à nos Forces Armées d’interioriser en tout temps et en tout lieu l’Esprit de Défense (Civisme, Patriotisme et Résilience) ;
10) Conduire tout Citoyen Congolais à interioriser notre Devoir sacré qui nous recommande de restituer la RDC aux Générations futures en excellente facture, un Pays Stable, Fiable, Viable et Enviable.
La VSV demande aux membres de l’Union sacrée à éviter toute politique de chasse à l’homme contre les nouveaux opposants

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) invite les membres de l’Union sacrée à éviter tout règlement des comptes, toute politique de chasse à l’homme contre les nouveaux opposants en privilégiant l’esprit de la réconciliation, de la cohésion et de la concorde nationales.
Une requête exprimée après que plusieurs membres et cadres du FCC ont clairement annoncé leur migration vers une opposition républicaine.
C’est ce qui ressort de la déclaration de cette organisation de défense des droits de l’homme en République démocratique du Congo publié le 30 janvier.
Pour la VSV, seuls les auteurs des crimes de sang à l’instar de ceux qui ont assassiné l’ancien président Laurent-Désiré Kabila, des défenseurs des droits de l’Homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, Pascal Kabungulu, Rossy Mukendi, Thérèse Kapangala. Les auteurs des crimes économiques avérés et des crimes imprescriptibles doivent répondre de leurs actes conformément aux lois de la RD Congo et conformément aux instruments juridiques relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RD Congo.
Toutefois, la VSV demande au président de la République de tendre l’oreille à toutes ces voix qui s’élèvent actuellement pour dire que la situation des droits de l’Homme a commencé à se détériorer petit à petit contrairement aux six premiers mois du début de son pouvoir.
La jouissance des droits civils et politiques, des droits socio-économiques et l’insécurité dans l’Est de la RD Congo avec les nombreux massacres remis en question, demeurent et doivent être un sujet très préoccupant que le nouveau gouvernement devra mettre au centre de ses préoccupations dans tous les conseils des ministres pour rassurer tout le monde.
A propos de l’insécurité dans la partie Est de la RDC, la VSV souhaite le changement de certains commandements. La permutation de certains commandants ayant longtemps opéré à l’Est vers l’Ouest et la relève obligatoire des troupes s’avèrent indispensables et pourraient rassurer la population congolaise quant à la volonté et à l’engagement de restaurer la paix dans cette partie de la RD Congo par le pouvoir de Kinshasa.
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