Audio explosif dans la sphère politique : Modeste Bahati accuse Norbert Basengezi de menaces graves

Ce dimanche matin, un message audio attribué à Modeste Bahati Lukwebo s’est largement diffusé sur les réseaux sociaux, suscitant une vive agitation dans l’opinion publique et la classe politique congolaise.

Dans cet enregistrement, l’ancien deuxième vice-président du Sénat met directement en cause le sénateur Norbert Basengezi Kantitima, qu’il accuse de manœuvres visant à attenter à sa vie.

Des accusations lourdes et inquiétantes

Selon les propos contenus dans l’audio, Modeste Bahati affirme que Norbert Basengezi l’aurait dénoncé auprès des services de sécurité comme étant en connivence avec des groupes rebelles. Une accusation particulièrement grave dans le contexte actuel, où de tels faits peuvent entraîner des poursuites sévères, voire la peine capitale selon la législation en vigueur.

Il évoque ainsi une situation qu’il juge dangereuse pour sa sécurité personnelle et son avenir judiciaire.

Une plaidoirie adressée à une autorité religieuse

Dans ce message adressé à un archevêque dont l’identité n’a pas été révélée, Modeste Bahati Lukwebo se défend vigoureusement contre ces accusations. Il affirme être victime de propos mensongers et se dit profondément trahi.

Il accuse notamment Norbert Basengezi d’avoir tenu, devant des responsables religieux et sécuritaires, des affirmations selon lesquelles il soutiendrait les groupes rebelles et leur aurait confié la gestion de ses biens.

Son entourage confirme et charge Basengezi

Contacté par CONGOPROFOND.NET, Éric Tshisuaka, proche de Modeste Bahati, confirme l’authenticité de l’audio.

Il évoque une stratégie délibérée visant à affaiblir politiquement l’ancien vice-président du Sénat. Selon lui, Norbert Basengezi chercherait à l’écarter pour se positionner au poste de deuxième vice-président du Sénat, un siège attribué à l’AFDC après la démission de son président.

Un climat sécuritaire sous tension

Cette affaire intervient dans un contexte national marqué par l’intensification des combats à l’Est du pays et par une vigilance accrue des autorités face aux soupçons de collaboration avec des groupes armés.

Dans son message, Modeste Bahati rappelle les risques judiciaires liés à de telles accusations, insistant sur la gravité des sanctions prévues par la loi.

Un homme qui se dit victime du conflit

Se présentant comme une victime directe de la guerre, Modeste Bahati Lukwebo affirme avoir perdu des proches ainsi que d’importants investissements, notamment après la chute de villes stratégiques comme Goma et Bukavu.

Pour mémoire, Modeste Bahati avait récemment démissionné de son poste de deuxième vice-président du Sénat, à la suite d’une pétition initiée contre lui.

Cette démarche lui reprochait notamment :
– une incompétence présumée dans l’exercice de ses fonctions
– des insuffisances dans le contrôle parlementaire
– un manque de transparence avec la Cour des comptes
– et des déclarations jugées contraires à la ligne politique de l’Union sacrée concernant la Constitution

Une affaire à suivre de près

Entre accusations de complot, rivalités politiques et contexte sécuritaire explosif, cette affaire met en lumière les tensions internes au sein de la classe politique congolaise.

Reste à savoir si ces allégations donneront lieu à des enquêtes officielles ou à une escalade politique dans les prochains jours.

 


CongoProfond / Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*