La coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) alerte sur les pertes financières que subirait la RD-Congo dans le cadre du projet Sicomines. Dans une note publiée le 17 avril 2026, elle estime que le pays pourrait enregistrer un manque à gagner de 412,6 millions USD entre 2024 et 2026.
Selon cette organisation de la société civile, cette situation est liée à l’avenant 5 à la convention sino-congolaise signé en mars 2024.
« Depuis la signature de l’avenant 5, la RDC a déjà perdu plus de 400 millions USD », affirme la coalition, pointant un mécanisme qui empêche le pays de profiter de la hausse du prix du cuivre.
En cause : un système de financement des infrastructures basé sur un montant fixe.
« L’avenant 5 prévoit un montant annuel fixe, peu importe les fluctuations du prix ou les quantités exportées », explique la CNPAV. Résultat, « l’État congolais subit les baisses du marché sans bénéficier des hausses ».
La coalition estime que cela représente « près d’un demi-million de dollars perdus chaque jour ». Elle prévient qu’à ce rythme, les pertes pourraient dépasser 2,3 milliards USD sur toute la durée de l’accord.
Au-delà de cet avenant, la CNPAV évoque un problème plus ancien. « Les déséquilibres persistent depuis la signature de la convention en 2008 », souligne-t-elle, rappelant que les investissements en infrastructures restent faibles comparés aux revenus générés par le projet.
L’annonce d’un audit du projet Sicomines est saluée, mais jugée insuffisante. « Le problème est déjà structurel », insiste la coalition, appelant à une révision rapide du mécanisme actuel.
Parmi ses recommandations, la CNPAV demande « un audit transparent », une renégociation de l’accord et une réforme du système pour que « les recettes du Congo soient proportionnelles aux revenus de la Sicomines ».
La coalition estime que « l’avenant 5 a accentué les pertes pour la RDC », dans un contexte pourtant favorable marqué par la hausse des prix des matières premières.
Ya Biso News / Provinces26rdc.com
Laisser un commentaire