Ce mercredi 11 mars 2026, l a justice militaire poursuit l’examen des dossiers judiciaires à Beni. Septante-huit détenus ont été remis en liberté à la prison centrale de Kangbayi, dans la ville de Beni (province du Nord-Kivu). Cette décision a été prise par l’auditeur militaire de garnison de Beni, le major magistrat Georges Nkuwa Milosi, à l’issue d’un processus d’examen des dossiers judiciaires.
Parmi les personnes libérées figurent quinze femmes, dont une policière, ainsi que soixante-trois hommes. Selon des sources judiciaires, ces détenus ont été autorisés à quitter la prison après l’analyse de leurs dossiers par les services de l’auditorat militaire.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du suivi des procédures judiciaires menées par l’auditorat militaire de garnison de Beni. Elle vise notamment à s’assurer du respect des droits des détenus et à accélérer le traitement des affaires en instance devant la justice militaire.
Au-delà de l’aspect judiciaire, cette décision contribue également à réduire la surpopulation carcérale au sein de la prison centrale de Kangbayi, un établissement pénitentiaire régulièrement confronté à une forte promiscuité entre détenus.
Notons que selon des sources proches du dossier indiquent que cet exercice pourrait se poursuivre dans les prochains jours. L’objectif est de poursuivre l’examen d’autres dossiers en attente et de contribuer davantage au désengorgement de cet établissement pénitentiaire.
Beni : un civil tué par des hommes armés à Misinga, la sécurité de nouveau en question

La situation sécuritaire reste préoccupante dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Un homme a été tué dans la nuit de mardi à mercredi 11 mars 2026 au village de Misinga, situé en chefferie des Bashu.
Selon des sources de la société civile locale, la victime, identifiée comme Kambale Thavughanamolo Cyrille, a été abattue par des hommes armés non identifiés à quelques mètres seulement de son domicile.
D’après Kambale Mastaki, membre de la société civile de Maboya, les assaillants ont ouvert le feu en l’air après avoir commis leur forfait afin de se frayer un passage et de s’échapper, provoquant la panique parmi les habitants du village. Cette attaque nocturne a ravivé la peur au sein de la population, déjà éprouvée par l’insécurité récurrente dans cette partie du territoire de Beni.
Les circonstances exactes de ce meurtre restent pour l’instant inconnues. Les motivations des auteurs n’ont pas encore été établies.
Alertée, la police locale de Maboya s’est rendue sur les lieux pour constater les faits et ouvrir une enquête. Après les premières procédures, les autorités ont autorisé la levée du corps pour son inhumation.
Face à cette nouvelle attaque, des acteurs de la société civile appellent les services de sécurité à renforcer les patrouilles et la protection des civils dans les villages de la chefferie des Bashu, régulièrement confrontés à des actes de violence armée.
Nord-Kivu : 13 miliciens du groupe armé « Léopard » déposent les armes à Lubero

Treize miliciens du groupe armé « Léopard », anciennement dirigé par le général autoproclamé Gilbert, aujourd’hui décédé, se sont rendus mercredi 11 mars 2026 aux autorités dans la localité de Kivale, en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.
Ces ex-combattants ont été accueillis à Lubero-Centre par le colonel Abamungu, représentant de l’administrateur militaire du territoire, actuellement en mission en dehors de la zone.
Selon le chef d’antenne du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) pour la zone Lubero-Butembo, les anciens miliciens se sont présentés avec deux armes de type AK-47, une importante quantité de munitions de différents calibres, une bombe lacrymogène ainsi que des tenues militaires.
Cette reddition intervient dans le cadre des efforts déployés pour encourager les combattants des groupes armés encore actifs dans la région à déposer les armes et à intégrer le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion communautaire.
Les autorités locales et les responsables du P-DDRCS appellent d’autres membres de groupes armés à suivre cet exemple afin de favoriser le retour progressif de la paix et de la stabilité dans le territoire de Lubero, une zone régulièrement touchée par l’activisme de plusieurs milices.
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