À l’unanimité, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, lundi 19 octobre, la résolution 2832 portant sur l’incidence des technologies numériques sur la perpétration de violations et d’abus à l’encontre des enfants. Ce texte souligne également la nécessité de donner aux enfants les compétences numériques nécessaires pour identifier les risques et prévenir ces violations.
La résolution a été présentée par la représentante de la Grèce, présidente du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre. Elle a déclaré que le mandat relatif aux enfants et aux conflits armés a évolué au rythme des changements inhérents aux conflits. Selon elle, ce mandat gagne en force, en crédibilité et en efficacité chaque fois que le Conseil de sécurité l’adapte aux réalités du terrain.
Aujourd’hui, a-t-elle averti, des enfants sont recrutés via les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie, puis exploités, contraints et radicalisés en ligne, a-t-elle averti. La résolution 2832 vise donc à renforcer le cadre de protection existant en s’attaquant aux violations, quels que soient les moyens utilisés. « Le recrutement via un smartphone reste du recrutement », a-t-elle souligné, ajoutant qu’« un mandat incapable de déceler l’origine des violations est un mandat qui prend du retard ».
Le texte encourage les États membres à réduire les risques liés aux technologies numériques, à prévenir l’utilisation d’enfants dans des activités malveillantes en ligne, à renforcer les compétences numériques des enseignants et à favoriser les partenariats public-privé. Il n’a pas pour but de réglementer les aspects techniques des contenus numériques ni de porter atteinte à la liberté d’expression, mais de lutter contre les violences alimentées par ces contenus.
« Cette résolution ne clôt pas le chapitre sur cette question urgente. Elle l’ouvre », a-t-elle déclaré, soulignant que la protection des enfants doit évoluer au même rythme que les progrès technologiques.
La représentante de la Grèce a rappelé qu’il y a trente ans, la communauté internationale s’est engagée à ce que les enfants victimes de la guerre ne soient plus invisibles. « Aujourd’hui, nous devons veiller à ce qu’ils ne disparaissent pas dans l’espace numérique », a-t-elle martelé.
Afriqu’actu / Provinces26rdc.com
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