La République démocratique du Congo (RDC) a plaidé, mercredi, pour l’émergence d’une nouvelle doctrine internationale plaçant la gouvernance des ressources naturelles au cœur de l’agenda de la paix et de la sécurité, lors d’un débat public de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU à New-York (USA).
« Le 21ème siècle est celui des minerais critiques, des forêts, de l’énergie et de la biodiversité. La question qui nous est posée est simple : aurons-nous la sagesse de faire de ces ressources les fondations d’une prospérité partagée ? (…) Face à cette responsabilité, la République démocratique du Congo plaide pour l’émergence d’une nouvelle doctrine internationale qui place la gouvernance des ressources naturelles au cœur de l’agenda de la paix et de la sécurité », a déclaré au nom du Chef de l’Etat, Thérèse Kayikwamba, ministre congolaise des Affaires étrangères.
Selon le Président Tshisekedi, cette nouvelle doctrine doit reposer sur six principes essentiels, à savoir, le respect effectif de la souveraineté permanente des états sur leurs ressources naturelles, la transparence des chaînes d’approvisionnement, le renforcement des mécanismes de traçabilité, de certification, de diligence raisonnable et de redevabilité, ainsi que la lutte contre l’impunité économique. A ceux-ci s’ajoutent, la promotion de partenariat juste et mutuellement bénéfique, et l’ancrage local de cette gouvernance.
« Cette doctrine repose sur une conviction simple : les ressources naturelles ne sont pas de simples marchandises, elles sont des enjeux de souveraineté, des leviers de développement et des biens de responsabilité dont dépend la stabilité de nos états comme l’avenir de nos sociétés », a souligné.
Il a, par ailleurs, plaidé pour la protection des populations vivant dans les zones d’exploitation, leur association aux processus de décision ainsi que leur participation aux retombées issues des ressources naturelles qui constituent leur patrimoine.
« Une ressource qui enrichit le monde mais affame la communauté qui l’abrite devient tôt ou tard une source de frustration, de contestation et d’instabilité », a-t-il insisté, tout en soutenant que les ressources naturelles doivent contribuer au financement du développement, au renforcement des capacités des États ainsi qu’à la création de valeurs dans les pays producteurs.
ACP/Provinces26rdc.com
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