Ce jeudi 09 juillet 2026, dans une déclaration publiée par son coordonnateur national, Jonas Tshiombela, affirme qu’aucune initiative de dialogue ne pourra produire des résultats durables si elle n’associe pas l’ensemble des forces vives de la nation.
Les consultations engagées à Bujumbura par le président burundais Évariste Ndayishimiye avec la coalition de l’opposition congolaise C64 et les confessions religieuses continuent de faire réagir en République démocratique du Congo. La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) appelle à un processus de paix véritablement inclusif, estimant que les approches privilégiées jusqu’à présent ont montré leurs limites.
Pour la NSCC, la crise que traverse la RDC ne se résume pas à une confrontation entre la majorité et l’opposition. Elle résulte également de facteurs structurels tels que la mauvaise gouvernance, les agressions extérieures, l’exploitation illicite des ressources naturelles, l’impunité et la faiblesse des institutions.
Dans cette optique, l’organisation juge insuffisante une démarche limitée aux seuls acteurs politiques et religieux. Elle plaide pour une implication effective de la société civile laïque, des mouvements citoyens, des organisations de défense des droits humains, des syndicats, des associations de femmes et de jeunes, du monde universitaire ainsi que des victimes des conflits.
« L’inclusivité n’est pas une faveur, c’est une condition de légitimité », soutient Jonas Tshiombela.
La NSCC critique par ailleurs la récurrence des mécanismes de règlement des crises en RDC. Selon son coordonnateur, les accords politiques conclus au fil des années, souvent accompagnés de l’intégration d’anciens groupes armés dans les institutions, n’ont pas permis d’instaurer une paix durable.
« Ces mêmes recettes ont échoué depuis plus de vingt ans », dénonce-t-il, estimant qu’il est temps d’explorer de nouvelles approches pour mettre fin aux violences.
L’organisation défend un processus fondé sur quatre piliers qu’elle considère comme indispensables : la vérité, la justice, la réparation des victimes et les garanties de non-répétition. À défaut, avertit-elle, les accords de paix risquent de se limiter à des solutions temporaires, sans traiter les causes profondes des conflits.
S’agissant du débat sur une éventuelle révision de la Constitution, Jonas Tshiombela rappelle que toute évolution institutionnelle relève exclusivement de la souveraineté du peuple congolais et doit s’inscrire dans le respect des mécanismes prévus par la Constitution.
Il sied de noter que pour la NSCC, seule une démarche nationale, inclusive et fondée sur la justice est susceptible de créer les conditions d’une paix durable et d’une stabilité pérenne en République démocratique du Congo.
Laisser un commentaire