Coronavirus « Il n’y a pas de cas suspect en RDC », affirme Jean Jacques Muyembe

Pour le moment, il n’y a pas de cas suspect de Coronavirus en République démocratique du Congo (RDC), a affirmé samedi 1er février le responsable de l’Institut national de recherches biomédicales (INRB), Pr Jean Jacques Muyembe, lors de la réunion spéciale sur des mesures de prévention contre cette épidémie.

Même s’il n’y a pas encore de cas suspect de coronavirus en RDC, il faut cependant être vigilent, a-t-elle conseillé.

« Pour le moment nous disons qu’il n’y a pas de cas, mais nous devons être très vigilants et renforcer notre système de surveillance a tous les endroits surtout les postes d’entrée nationale ; que ça soit les ports et les aéroports ou même à certains endroits comme Kasumbalesa où des étrangers d’origine asiatique peuvent entrer dans notre pays », a prévenu le Pr Muyembe.

Il a souligné que si tout est mis en place, il y aura une détection rapide du virus et une riposte également rapide pour éviter que la flambée de cette épidémie se transforme en épidémie mortelle dans notre pays.

« Pour cela il faut absolument d’abord mettre en place des moyens pour détecter, pour confirmer les cas. A partir donc du 9 février, l’INRB sera donc capable de de confirmer une épidémie de maladie à coronavirus », a-t-il confirmé.

Jean-Jacques Muyembe a également annoncé le choix de l’hôpital de la cité urbano-rurale de Kinkole de Kinshasa comme un lieu où des cas éventuels des malades de coronavirus pourraient être isolés et hospitalisés.

Des travailleurs chinois et congolais sur une avenue de Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La population de l’Equateur redoute de contracter l’épidémie de Coronavirus, qui secoue actuellement la Chine, à cause de l’afflux « incontrôlé » des sujets chinois sur le sol Mbandakais. Ces derniers œuvrent dans le secteur du commerce et du bois.Certains habitants, qui gardent encore en mémoire les effets de l’épidémie de maladie à virus Ebola, disent éviter de vivre encore une infection semblable :

« Des millions des Chinois, avant même qu’il y ait la déclaration de cette épidémie, ils ont eu le temps de sortir de cette ville. Ils prolifèrent à travers toute la planète, comme, vous le savez. Ce qui veut dire que ces gens, automatiquement, ils doivent emprunter la route de Dubaï, et, comme ils font du commerce avec nous, ils sont ici, dans notre province. Et je me préoccupe surtout de porosité de nos frontières ! »

Le ministre provincial de la santé/Equateur, Bruno Efoloko, a jugé légitime la préoccupation de ses administrés, avant de recommander à la même population des mesures d’hygiène :

« Je dirais que les mesures d’hygiène, que nous avons héritées d’Ebola, continuent à être en vigueur. Il faut que la population continue à prendre des mesures d’hygiène. Et s’il y aura d’autres directives venant du niveau national, nous allons informer la population quant à ce ».

Selon lui, cette situation ne doit pas constituer un motif de stigmatisation d’un groupe de gens sans test préalable.

Radio Okapi/Provinces26rdc.net

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