Les claviers de téléphones usagés, à première vue, ces reliques ont leur place dans des décharges. Mais pour Désiré Mounou Koffi, ces objets valent de l’or.
Dans son atelier de Bingerville, près d’Abidjan en Côte d’Ivoire, l’artiste ivoirien, la vingtaine révolue, utilise ces objets pour dessiner des toiles ‘’ pop’’.
« Le téléphone parce que c’est l’outil qui est le plus proche de nous. La plupart de mes toiles parlent de la vie, de l’homme, le quotidien de l’homme en fait donc en gros l’homme dans la société. », explique l’artiste.
Pas question de limiter son art à la peinture. L’Ivoirien a aussi un autre défi : coller ses œuvres à l’actualité. Alors qu’il a déjà exposé au Maroc, en Belgique et en France, ses œuvres sont exposées jusqu’en juillet à Abidjan à la Fondation Donwahi .
» Il redonne vie aux claviers qu’on jette dans la rue à chaque fois et en plus, les supports sont novateurs puisqu’il travaille sur des supports qui sont en ruine et c’est bénéfique à l’art contemporain africain. », souligne l’artiste Alex Gbizié.
A 28 ans, celui qui se présente comme un artiste ‘’éco et engagé‘’ entend ainsi contribuer à la résolution de l’épineuse question du tri des déchets dans son pays, participant en filigrane, à la préservation de l’environnement.
« Faire quelque chose d’utile pour l’humanité, c’est toujours encourageant . Conscientiser l’est davantage. Donc un artiste qui va dans la récupération et qui fait prendre conscience et qui sauve l’environnement des déchets, je trouve qu’il a trouvé sa voie. », affirme Christine Tsala, artiste camerounaise. L’artiste est attendu à l’exposition « Africa ! La Renaissance en marche ! », dans le cadre du « off » de la Biennale de Dakar.
Femua : la littérature, le cinema, la mode et l’art congolais à l’honneur en Côte d’ivoire

La République démocratique du Congo est l’invitée spéciale de la 14ème édition du festival de la musique urbaine d’amunabi ( FEMUA) prévue du 10 au 14 mai. Les artistes congolais présents à cette fête de la culture ont fait étalage de leurs talents dans les différents domaines retenus.
En première ligne, la bibliothèque nationale du Congo a exposé les œuvres littéraires des écrivains congolais. De son côté, l’artiste peintre Franck Dikisongele a peint en présence des festivaliers du Femua, un grand tableau exprimant l’harmonie entre l’art et les humains. Cette magnifique œuvre restera au quartier général du FEMUA en mémoire de la journée congolaise en côte d’ivoire.
La mode congolaise n’était pas en reste, l’une des grandes figures de ce secteur en RDC, Carine pala a présenté aux festivaliers ses différentes collections. Puis s’en est suivi un défilé de mode mettant en valeur les créations de la modéliste et styliste Carine pala.
Le cinéma congolais a été représenté par le célèbre cinéaste Modogo Mutembwi de la ville de Goma. Le public a découvert ses productions cinemaographiques, notamment les films « trouble » et « HH » des réalisateurs Kastofas et Zena Malewa.
Pour lier l’utile à l’agréable, la journée du 12 mai dédiée exclusivement à la RDC a été marquée par les belles chansons de la rumba congolaise.
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