Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont adressé, ce jeudi 25 mars, leur message sur la situation socio-pastorale de la République démocratique du Congo, à l’issue de leur assemblée plénière tenue pendant trois jours à Kinshasa.
Dans leur déclaration lue devant la presse par Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, les prelats catholiques affirment avoir le droit de porter leur jugement moral sur les affaires politiques.
« Face à la situation sécuritaire et humanitaire dégradante de notre pays, nous ne saurons nous taire. L’Eglise ne peut pas rester indifférente ou muette face aux injustices et aux douleurs qui frappent les populations », a dit Mgr Nshole.
Les évêques ont une fois de plus souligné le bien fondé du « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble », initié en collaboration avec l’Eglise du Christ au Congo (ECC)
« Le Pacte social montre son indispensabilité dans le temps. Les évêques sont convaincus que si on ne passe pas par là, par la réconciliation des communautés et par l’éclaircissement des causes profondes de la crise, on ne s’en sortira pas », a déclaré le secrétaire général de la CENCO.
A en croire Mgr Donatien Nshole, « si le pacte social n’est pas acceptable aujourd’hui pour des raisons politiques; il le sera ».
« Nous sommes convaincus que le dialogue est supérieur à la guerre. Comme l’a affirmé avec justesse le Pape François : la guerre est toujours un échec de la politique et de I’humanité, une capitulation honteuse », a-t-il ajouté.
La CENCO rappelle par ailleurs que le pacte social n’est nullement à confondre avec un dialogue politique visant le partage du pouvoir.
Actu30 / Provinces26rdc.com
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