Cyberharcèlement : Comment les artistes doivent-ils gérer leur santé mentale ?

Face à la toxicité des réseaux sociaux, la santé mentale des artistes peut prendre un coup. Dans cette dictature du clic, ils sont victimes de leur popularité. Face au poids du bashing et du cyberharcèlement, comment les artistes doivent-ils gérer leur santé mentale ?

Le harcèlement en ligne est une tumeur qui gagne de plus en plus du terrain. Moqueries et insultes supplantent respect de la vie privée. Les artistes musiciens demeurent les plus grandes victimes qui endurent cette injuste peine. Ce dénigrement virtuel crée des dégâts psychologiques. Entre burnout, suicide et dépression, beaucoup tombent facilement dans les pommes à cause de cette virulence numérique.

Derrière chaque artiste, se révèle une femme ou un homme qui a tous ses sens et qui peut être affecté par l’ampleur viscérale du harcèlement. Ce sont des personnalités qui très souvent portent le poids de bashing en bandoulière. Mais finalement, certains ne franchissent pas la ligne d’arrivée de la guérison. D’autres par contre réussissent une reconstruction psychologique.

Le besoin de se reconstruire

Entre la santé physique et la santé mentale, la frontière poreuse est tenue. Face au flux du harcèlement numérique, la reconstruction demeure une meilleure solution.

En République Démocratique du Congo, la toile est remplie des vermines, beaucoup ayant des faux comptes, d’autres qui pleinement s’assument. Leur but est de détruire moralement leurs victimes dans ce cercle vicieux.

L’exemple le plus récent est le cyberharcèlement contre la chanteuse gospel Eunice Manyanga, victime de grossophobie. Cette toxicité l’a poussée à sortir de son silence pour dénoncer des attaques constantes. « Depuis janvier 2026, j’ai subi des harcèlements sur Internet. Les insultes chaque jour, matin, midi, soir », s’est-elle plainte.

Des dérives qui, malgré cette sortie de la trentenaire, se sont par ailleurs intensifiées. Pourtant, le Code du numérique, dans son article 359 réprime le harcèlement en ligne avec des sanctions prévues notamment une peine allant d’un mois à deux ans de servitude pénale et une amende de 500 000 à 10 000 000 de Francs congolais.

Mais face à cette arme de destruction mentale, les artistes ne se laissent pas abattre. La reconstruction demeure la vraie solution. Pour certains, prendre une pause et s’éloigner des réseaux sociaux et des agresseurs est l’une des voies de sortie contre la dépression et le burnout. Dans ce contexte dangereux où la confiance en soi peut être touchée, d’autres se tournent vers des spécialistes pour une prise en charge psychologique.

Aimer son artiste, c’est le protéger face au cyberharcèlement. Beaucoup peuvent se suicider face à cette pression numérique. D’où une responsabilité des internautes s’impose pour élaguer ce fléau et leur permettre de travailler paisiblement.

 


Events RDC / Provinces26rdc.com

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