Le président du FDA et Coordonnateur de Sauvons la RDC de Joseph Kabila, Albert Mukulubundu, charge le parti présidentiel et fustige ce qu’il qualifie de « volte-face diplomatique ».
Flash-back : janvier 2026
Kinshasa est en ébullition. L’UDPS dénonce les chancelleries occidentales. Les États-Unis sont pointés du doigt, accusés d’avoir abandonné Goma face à l’avancée de l’AFC/M23.
Mai 2026 : virage à 180 degrés
Le même parti descend dans la rue, cette fois pour saluer les sanctions américaines contre Joseph Kabila. Son secrétaire général se rend à l’ambassade des États-Unis, reçu par un diplomate. Il appelle Donald Trump à émettre un mandat d’arrêt international contre l’ancien chef de l’État, qu’il présentait hier comme un « agent de l’étranger ».
Pour Albert Mukulubundu, cette « acrobatie » révèle « une absence totale de colonne vertébrale idéologique ».
Retour aux origines
Le président du FDA remonte à la genèse de l’UDPS, créée au début des années 1980, « dans les cendres des guerres du Shaba ». En pleine guerre froide, affirme-t-il, le parti aurait été « enfanté avec le cordon de la CIA » pour contrer le FLNC, mouvement lumumbiste soutenu par le MPLA d’Agostinho Neto et par l’URSS depuis l’Angola.
Objectif de l’époque, selon lui : « créer un contre-pouvoir de façade au MPR tout en verrouillant le trône de Mobutu, bouclier de Washington contre la poussée soviétique en Afrique ». Les États-Unis, ajoute-t-il, « échaudés par la perte de l’Iran en février 1979 après la révolution de l’ayatollah Khomeini, jouaient gros ».
« L’hallali » pour l’Union sacrée
Quatre décennies plus tard, le bilan est « amer », juge Mukulubundu. Il décrète « l’hallali » pour l’UDPS et son Union sacrée, qu’il estime « dépassées ».
Son alternative : le FDA. Un projet qui, dit-il, « mise tout sur l’éducation des masses pour forger de nouvelles mentalités et réinventer la politique en RDC ».
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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