Alors que nous étions sous presse, il nous est revenu d’apprendre qu’il se passe des mouvements de troupes suspects sur la frontière entre l’Angola et la République démocratique du Congo. Il est signalé, à cet effet, une présence suspecte des militaires angolais qui se sont déployés sur la frontière congolaise. Ce, depuis deux heures du matin, le dimanche 21 mai dernier.

L’infanterie des FAPLA (Forces armées populaires de libération d’Angola) accompagnée des tankset d’une artillerie lourde est perceptible sur la frontière ouest de la RDC avec l’Angola. Des mouvements de troupes de l’armée angolaise seraient aussi signalés au nord-est de l’Angola.

Il est vrai qu’il venait de se tenir, lundi 8 mai dernier, une rencontre à Washington, aux Etats-Unis, qui a réuni le Groupe de contact international sur les Grands Lacs, organisée par le Département d’Etat américain. La réunion a été consacrée à l’analyse de la situation politique en République démocratique du Congo et au Burundi, apprend-on de l’Angop, l’agence de presse angolaise. Aucun représentant des autorités congolaises n’a pris part à cette “réunion“, qui a connu également la participation des envoyés spéciaux des États-Unis dans les Grands Lacs, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la Belgique.
Ont également figuré sur la liste de participants à cette rencontre, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, les envoyés des Nations Unies, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la Francophonie.
L’Angola a été le seul l’Etat africain invité à assister à cette réunion. “ La participation de l’Angola à cette réunion de haut niveau sur la RDC et le Burundi, permettra de mieux comprendre la pensée de la nouvelle direction politique des États-Unis, en Europe et aux Nations-Unies “, a indiqué le média angolais, qui cite des notes du ministère des Affaires étrangères de son pays.
Entre-temps, les deux pays ont signé mercredi 17 mai dernier un nouvel accord au Pentagone lors d’une rencontre entre le Secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, et le ministre angolais de la Défense, Joao Lourenco.
Il sied de préciser, à cet effet, que la commission militaire américaine à la chambre de représentants a autorisé cette nuit (20 mai) le Pentagone à vendre les armes à l’Angola. Il convient donc de veiller au grain.
Pendant ce temps, le président José Eduardo dos Santos en convalescence à Barcelone, avait rejoint l’Espagne pour des soins, le 1er mai. José Eduardo dos Santos, 74 ans, est sorti de l’hôpital et se remet doucement dans la capitale.
Par Emma MUNTU
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