La RDC enregistre plus de 2 500 cas confirmés d’Ebola et franchit le seuil de 1 000 décès, avec un taux de létalité brut estimé entre 36 et 40 %. C’est ce que révèlent les derniers chiffres du mois de juillet.
Face à la prévalence de cette épidémie, le virologue Dr Jean‑Jacques Muyembe insiste sur la nécessité de renforcer le système de santé publique afin de prévenir les épidémies en RDC. Il l’a affirmé jeudi 23 juillet lors d’une conférence-débat à l’Université Simon Kimbangu, à Kinshasa.
Pour lui, le respect des mesures d’hygiène dans les milieux de vie reste essentiel pour faire face aux épidémies en RDC. Il ajoute que la consolidation du système de santé de la RDC permettrait de couper la chaîne de contamination :
» Il est essentielle de former les agents pour prévenir la propagation de la maladie. Les gens doivent aussi respecter les mesures de riposte de la maladie Ebola. Ils doivent laver les mains, respecter les gestes barrières ».
Acceptation de la population
Pour les participants à la conférence, la lutte contre l’épidémie d’Ebola repose sur plusieurs facteurs, au-delà du suivi médical.
» Cette conférence m’a permis de comprendre que la lutte contre l’Ebola ne dépend pas seulement de l’intervention médicale, mais aussi d’une surveillance épidémiologique efficace et l’engagement de la communauté », déclare une étudiante de l’USK.
Par ailleurs, pour d’autres étudiants, le virus Ebola est maintenant perçu comme une maladie réelle qui peut être évitée grâce au respect des mesures de santé publique.
»La maladie d’Ebola n’est pas une maladie mystique, mais c’est une maladie qui peut être traitable », déclare Joël Kilola, un participant à la conférence.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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