La ville de Kisangani est désormais considérée comme touchée par l’épidémie d’Ebola après la confirmation de quatre cas importés en provenance de l’Ituri, a indiqué le ministre de la Santé, à l’issue d’une réunion sur la présentation de la situation épidémique, dimanche, au chef-lieu de Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
« Les quatre cas que nous avons sont des cas importés, qui sont tous venus de l’Ituri. Mais étant donné qu’ils se sont retrouvés dans la ville de Kisangani et qu’ils y sont pris en charge, nous considérons que la ville de Kisangani est touchée », a déclaré docteur Roger Kamba, ministre de la Santé.
Le ministre a indiqué que les autorités sanitaires concentrent désormais leurs efforts sur l’identification, le suivi et la surveillance de toutes les personnes ayant été en contact avec les malades. Selon lui, cette stratégie constitue l’une des principales mesures permettant d’interrompre rapidement la chaîne de transmission. « La surveillance de tous les contacts qui ont pu rencontrer ces cas doit être assurée. C’est pour cela que nous sommes ici, pour monter toute la riposte avec tous les différents piliers, de sorte que nous puissions rapidement contrôler la situation », a-t-il expliqué.
Abordant le rôle de la population dans la lutte contre cette épidémie, le ministre a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les communautés et les services de santé. Il a invité les habitants à signaler sans délai tout cas présentant des symptômes compatibles avec Ebola et a rassuré que les structures sanitaires de Kisangani ont été mises en alerte pour assurer une détection précoce et une prise en charge rapide des cas suspects.
« L’idée est de demander à la population de contribuer à l’arrêt de la propagation de la maladie en signalant tous les cas symptomatiques. Les personnes qui présentent de la fièvre doivent aller dans les centres de santé. Tous les médecins et tous les centres de santé sont informés que tous les cas doivent être signalés pour investigation. C’est l’équipe de la riposte qui déterminera si un prélèvement doit être effectué. Mais nous sommes ici surtout pour mobiliser toute la communauté, parce que la riposte doit être prise en charge par la communauté elle-même », a conclu le ministre national de la Santé.
Présidée en présence du Gouverneur de province Paulin Lendongolia et des principaux responsables du secteur de la santé, notamment le secrétaire général à la Santé, l’inspecteur général de la Santé, l’Incident manager ainsi que les équipes techniques de la riposte, cette réunion a permis d’évaluer la situation épidémiologique et d’arrêter les mesures urgentes destinées à contenir la
propagation du virus dans la province.
ACP/Provinces26rdc.com
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