Le ministre national de la Santé a affirmé dimanche à Kisangani, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo, que sa mission vise à accélérer la riposte contre la maladie à virus Ebola afin de contenir rapidement le foyer épidémique dans la province de la Tshopo et d’empêcher toute propagation vers le reste du pays, lors d’une réunion avec les partenaires techniques et financiers engagés dans la réponse.
« L’objectif de notre visite est de veiller à ce que la riposte soit engagée sans aucun retard à l’apparition des cas de la maladie à virus Ebola dans la Tshopo . L’idée est, d’une part, de circonscrire le foyer épidémique ici, dans la province, et, d’autre part, de protéger l’ensemble de la population de la République démocratique du Congo contre toute propagation de la maladie », a déclaré le Dr Samuel Roger Kamba.
Le ministre a mis en avant la position géostratégique de Kisangani, reliée à plusieurs provinces par le fleuve Congo et par voie aérienne, estimant que cette configuration accroît le risque de propagation de la maladie. Il a indiqué que sa mission consiste à évaluer la situation sur le terrain et à arrêter les mesures les plus urgentes pour contenir le foyer épidémique dans la Tshopo et empêcher son extension vers le reste du pays.
Il a également souligné que la forte délégation qui l’accompagne, composée notamment du secrétaire général à la Santé, de l’inspecteur général à la Santé et du numéro deux de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), traduit la volonté du gouvernement de conduire une riposte rapide, coordonnée et efficace face à cette épidémie.
Au cours de cette réunion, les équipes de la riposte ont présenté au ministre la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola dans la Tshopo, notamment l’évolution de l’épidémie, la répartition des cas contacts, les facteurs de risque ainsi que l’organisation des interventions.
Elles ont également exposé les besoins prioritaires en logistique et en infrastructures, le budget requis et les objectifs opérationnels fixés pour les six prochains mois.
À l’issue des échanges, plusieurs décisions ont été arrêtées de commun accord avec les partenaires, notamment la construction de deux centres de traitement des épidémies par Médecins Sans Frontières (MSF), la dotation de la province en ambulances supplémentaires par le gouvernement, ainsi que l’adoption de mesures destinées à renforcer la surveillance et à prévenir la propagation de la maladie par les voies fluviale et terrestre.
ACP/Provinces26rdc.com
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